Tous les coups ne sont pas permis en politique

J’ai annoncé lundi soir en conseil municipal mon intention de déposer prochainement une plainte pour dénonciation calomnieuse contre ceux qui, lors de la dernière campagne municipale, ont largement diffusé des accusations de malversations, de magouilles et de prévarications visant mon premier adjoint d’alors et moi-même dans le dossier du nouveau cinéma de Fontainebleau.
Ces accusations totalement farfelues et inventées, diffusées à quelques jours des dernières élections municipales et portées à la connaissance de la Justice par mes détracteurs, ont fait récemment l’objet d’un classement sans suite de la part du Procureur de la République de Fontainebleau. Mais à l’époque, il s’agissait pour ceux qui en sont à l’origine d’instrumentaliser la justice à des fins électorales, en nous accusant pêle-mêle de “faux en écritures publiques”, “conflit d’intérêt”, “détournement de fonds publics”, “dilapidation de fonds publics”, “prise illégale d’intérêts”, et “délit de favoritisme”.
Ce procédé est totalement abject et ces méthodes, qui visent à mentir pour salir, à jeter en pâture l’honneur des uns et des autres pour espérer grappiller quelques voix, doivent être combattues avec la plus grande fermeté.
A l’époque, j’ai condamné de tels agissements, mais à quelques jours des élections il n’est pas toujours aisé d’être audible. J’ai donc attendu pour réagir que la justice statue sur ces attaques ignobles et déshonorantes.
Aujourd’hui, c’est sur le même terrain de la Justice que je compte porter l’affaire, pour au moins trois raisons.
D’abord, je le fais pour défendre certes mon honneur, mais au-delà celui de mon premier adjoint, Jean-Alec Ducros, déjà affaibli par la maladie à l’époque et qui, aujourd’hui, n’est plus là pour se défendre. Si à 39 ans, en 2005, j’ai choisi de me présenter à des fonctions électives et ensuite de me consacrer à ces missions, c’est au nom d’une conception de l’action politique et publique aux antipodes des accusations que l’on a formulées contre moi. 

Ensuite, je le fais pour mettre à jour les méthodes utilisées par mes opposants pendant cette campagne des municipales : la manipulation, l’utilisation de prête-noms et le mensonge.
Enfin, je le fais pour démontrer par là même, s’il en était encore besoin, la complète légalité et transparence de ce projet de cinéma.
Tous les coups ne sont pas permis en politique. C’est la deuxième fois depuis que je suis maire que j’en appelle à la Justice pour défendre mon honneur. La première fois, en 2007, le maire d’Avon de l’époque avait été condamné pour injure publique à caractère nazi à mon encontre par le TGI de Fontainebleau. Aujourd’hui, j’irai jusqu’au bout de cette nouvelle action.
“On ne fait pas de la politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans”, a dit un jour André Malraux. Je le crois profondément.
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