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F. Letourneux, N. Kosciusko-Morizet et F. Valletoux - photo©gcrossay-meddtm |
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La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet s'est réjouie de la "volonté des élus locaux d'approfondir la réflexion" sur un nouveau statut pour la Forêt de Fontainebleau, jeudi à la remise de leur rapport sur un projet de Parc National.
"La ministre se réjouit de la volonté des élus locaux d'approfondir la réflexion au sein d'un groupement d'intérêt public (GIP) de réflexion pour trouver des réponses aux difficultés rencontrées, sans préjuger du statut final de la structure de gouvernance", selon le communiqué du ministère.
NKM a ajouté avoir demandé à ses services d'accompagner les travaux des élus.
Ce message est jugé "globalement positif" par le maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, dont la commune abrite 80% de la surface du massif.
"On passe une étape, jusqu'ici on n'avait réfléchi qu'au niveau local mais maintenant l'Etat rentre dans le jeu et on va le formaliser avec un GIP (groupement d'intérêt public) d'études", a-t-il précisé à l'AFP.
Il a ajouté que s'il y a "d'autres outils que le parc national, il faut les explorer". Le communiqué cite en effet différentes formules comme le parc national, le "grand site" de France voire l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco.
"L'idée ce n'est pas d'enquiller les labels car on en a déjà beaucoup, c'est de voir comment réaliser une gestion efficace de ce site exceptionnel avec ses contraintes fortes de traversée par des routes et de fréquentation par des millions de personnes", selon le maire UMP.
Ce massif forestier de plaine de plus de 28.000 hectares où vivent 40.000 personnes en permanence et qui est visité par plus de 17 millions de randonneurs, grimpeurs et chasseurs a été classé forêt de protection en 2002 et compte plusieurs réserves biologiques intégrales. Depuis 1998 il a également le label "Man and Biosphere" de l'Unesco.
Le maire de Fontainebleau remet demain un rapport à la ministre de l’Ecologie pour demander le classement de la forêt en parc national.
Avec 15 à 20 millions de visites par an, la forêt de Fontainebleau, si proche de Paris, peut-elle obtenir le statut de parc national ? C’est le souhait de Frédéric Valletoux, maire UMP de la cité impériale. Il remet demain un rapport en ce sens à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie et du Développement durable. « On s’est inspiré du Grenelle de l’environnement et notre comité de pilotage comptait quatre collèges avec des élus, des associations d’usagers, des environnementalistes et des acteurs économiques. »
Le projet ne date pas d’hier. Dès sa création, en 1948 à Fontainebleau, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a souhaité que la forêt de Fontainebleau soit classée en parc national. Mais rien. En 1999, le rapport Dorst s’est prononcé contre, en raison de l’opposition des élus locaux, mais aussi à cause du réseau routier (l’autoroute A 6, la N 7…) et d’une forte concentration d’activités humaines sur le massif.
Un projet inquiétant pour les associations d’usagers
Pourquoi relancer le débat ? « La loi de 2006 sur les parcs nationaux introduit une notion plus ouverte. Avant, on mettait les territoires sous cloche. Maintenant, l’homme n’est plus un intrus, mais un élément de l’environnement, explique Frédéric Valletoux. En outre, un parc clarifierait la gouvernance du massif, actuellement suivi par un empilement de dix-sept mesures et statuts différents ! Les élus auraient une responsabilité. » Enfin, selon lui, « il faut se projeter dans l’avenir. Comment concilier une fréquentation toujours croissante du massif avec la fragilité de cet espace ? Il s’agit de la première forêt européenne en termes de qualité de biodiversité. L’idée du parc, c’est un meilleur accueil et plus de pédagogie pour le public ».
Du côté des représentants d’usagers, vététistes, chasseurs, cavaliers, etc., le projet inquiète. C’est le cas de l’Association des amis de la forêt de Fontainebleau. Son avis est partagé par le Cosiroc, fédération nationale d’associations de grimpeurs qui représente 80000 passionnés. Même point de vue au Coderando, qui regroupe 75 associations de randonneurs seine-et-marnais.
Frédéric Valletoux se veut lucide. « Dans le comité de pilotage, orchestré par François Letourneux, président de l’UICN, on est arrivé à un point de consensus : la poursuite du débat au sein d’un groupement d’intérêt public (GIP). On doit trouver un point d’équilibre entre la préservation du site et l’accès aux usagers. J’espère que l’Etat dira son intention de rentrer dans ce débat et de participer au GIP ! »
http://www.fontainebleau.fr
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Conférence de presse avec François Letourneux, avant la remise du rapport à Nathalie Kosciusko-Morizet |
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Le projet de Parc National de la Forêt de Fontainebleau doit préfigurer un nouveau type de parc qui permette de respecter autant la nature que ses quelque 17 millions de visiteurs par an, selon le président du comité de pilotage François Letourneux.
L'idée de la relance du projet était "d'inventer le parc national des années 2020", selon M. Letourneux, président du Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Le rapport du comité de pilotage, composé d'élus locaux, scientifiques et usagers, devait être remis jeudi par le maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, à la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Si certains s'inquiètent de la gestion d'un accroissement du flux touristique avec la création d'un Parc national, le rapport note que "ce label d'excellence pourrait susciter chez les visiteurs des comportements plus respectueux" et de citer, entre autres, les rochers et les sentiers trop utilisés, car très appréciés des grimpeurs et des randonneurs, qui s'effritent.
"Résoudre l'équation entre une fréquentation en hausse constante de la forêt et la préservation de la qualité de la nature ne peut être faite avec les outils d'aujourd'hui", a souligné M. Valletoux.
Ce massif forestier de plaine de plus de 28.000 hectares est à 80% sur la commune de Fontainebleau et quelque 40.000 personnes y vivent en permanence. Il abrite une diversité biologique remarquable et est notamment traversé par une autoroute. L'Office national des Forêts (ONF) en assure la gestion et l'explotation sylvicole.
L'ONF a bien instauré des "réserves dites intégrales", des zones inaccessibles par exemple aux chasseurs, "mais pas aux meutes de chiens suivant le cerf lors des chasses à courre", a rappelé M. Letourneux.
La prochaine étape sera la création, par l'Etat, d'un Groupement d'intérêt public (GIP), ce qui serait un signe encourageant, selon M. Letourneux car "le gouvernement crée généralement un GIP là où il veut un Parc National".
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Il y a environ un an, j’ai souhaité relancer le débat autour de la création d’un Parc national sur le massif forestier de Fontainebleau. Motivée par les innovations apportées par la loi du 14 avril 2006 qui nous permettent d’envisager ce débat sous un jour totalement nouveau, cette démarche a depuis lors été l’objet d’un intense processus de concertation au niveau local.
Un Comité de pilotage a ainsi été créé, et son animation confiée à François LETOURNEUX, Président du Comité français de l’UICN. Composé de quatre Collèges représentatifs respectivement des élus locaux, des usagers du massif, des naturalistes et scientifiques et des acteurs économiques et touristiques du territoire, ce Comité de pilotage a étudié, au plan local, la faisabilité et la pertinence d’un Parc national à Fontainebleau.
Les travaux du Comité se sont achevés le 18 septembre dernier, à l’occasion d’une réunion au cours de laquelle a été validé à l’unanimité le contenu du rapport que vous trouverez ci-dessous disponible en téléchargement. Les conclusions de ce rapport sont que, malgré quelques divergences de vue entre les divers participants, un consensus général a émergé sur une volonté commune de solliciter auprès de l’Etat la création d’un Groupement d’Intérêt Public chargé de poursuivre de manière plus fine la réflexion, et le cas échéant de préparer la création d’un Parc national sur le massif forestier de Fontainebleau.
Prochaine étape : remise officielle de ce rapport à la Ministre en charge de l’Ecologie.
Je vous tiendrai bien sûr informés sur ce blog des prochaines évolutions de ce projet.
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Télécharger le rapport complet du COPIL
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© V.LOISON / 20 MINUTES
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INTERVIEW- Le maire de Fontainebleau Frédéric Valletoux (UMP) va remettre dans quelques jours à l'Etat un rapport suggérant le classement de la forêt en Parc National. Il estime avoir cette fois-ci des chances d'aboutir...
La forêt de Fontainebleau est déjà très protégée avec dix-sept statuts différents. Qu’apporterait de plus un Parc national?
Ce ne serait pas une strate juridique supplémentaire, mais au contraire un moyen de coordonner ces différents régimes de protection, actuellement superposés et sans cohésion. Un Parc national nous permettrait de bénéficier de moyens supplémentaires pour embaucher du personnel qualifié en vue de l’accueil et de l’information du public. C’est primordial pour les années à venir, car la forêt accueille déjà 17 à 20 millions de visiteurs par an, et ce chiffre va continuer d’augmenter. Une telle fréquentation est source de dégradations fortes à certains endroits. Il faut donc pouvoir mieux accueillir le public pour le sensibiliser. A ce jour, il n’y a que deux agents de l’ONF présents sur le terrain les week-ends…
La forêt est également traversée par de nombreux axes routiers importants. Un classement pourrait-il permettre d’y remédier?
Il pourrait en tout cas nous aider à trouver des solutions, notamment pour trouver des itinéraires de contournement aux poids-lourds.
L’idée d’un classement de la forêt en parc national n’est pas nouvelle. Qu’est-ce qui vous permet de croire en vos chances cette fois-ci?
Déjà nous sommes allés au bout du travail de concertation avec les différents acteurs locaux dans le cadre d’un comité de pilotage, ce qui a débouché sur un consensus et sur un rapport qui sera remis à l’Etat. C’est énorme. Cette idée avait déjà été soulevée dans les années 1990, mais à l’époque les tensions étaient vives entre «anti» et «pro-Parcs», ces derniers étant taxés d’ayatollahs de l’Environnement voulant interdire toute activité dans la forêt, comme l’escalade et la chasse à courre. Depuis la situation a changé grâce à la loi du 14 avril 2006, modifiant l’esprit et le mode de gouvernance des Parcs nationaux.
Pensez-vous que l’Etat vous suivra?
Il a établi dans le Grenelle de l’Environnement vouloir 2% du territoire français préservé. Fontainebleau c’est tout de même 25.000 ha… On recense des milliers d’espèces d’animaux et de plantes, dont 215 espèces d’oiseaux, la forêt est célèbre pour ses roches et son « désert »… Enfin ce serait le premier Parc National en Europe implanté au sein d’une aussi grande agglomération et si près d’une ville-capitale. Personne ne conteste que Fontainebleau mérite ce classement, et l’Etat y est sensible. Mais il gère déjà neufs Parcs nationaux, ce qui représente une structure lourde, et il semble vouloir en créer un dixième rapidement, à cheval sur la Champagne et la Bourgogne. Je suis confiant pour que notre projet aille à son terme d’ici trois à cinq ans.
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Un comité d'élus, scientifiques et usagers souhaite que la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne) obtienne le statut de parc national, qui permettrait de "valoriser une des forêts les plus riches de France en terme de biodiversité", a expliqué à l'AFP le maire de la ville.
Ce statut permettrait de mieux préserver les espèces de cette forêt qui compte "la plus grande diversité d'insectes en Europe", a expliqué Frédéric Valletoux, maire UMP de Fontainebleau.
Il serait également synonyme de "plus grande attractivité" car c'est un "label de qualité (...) repéré au niveau international", a-t-il ajouté.
Un comité de pilotage composé depuis six mois d'une quinzaine d'élus locaux, scientifiques et usagers de la forêt se réunit samedi à Fontainebleau pour valider un rapport avant de le transmettre au ministère de l'Ecologie.
"Nous allons demander au ministère de l'Ecologie de créer un groupement d'intérêt public (GIP) pour porter la candidature de la forêt de Fontainebleau au parc national" car le label parc national doit être porté par l'Etat, a ajouté M. Valletoux.
Cette forêt, traversée par une autoroute et sur laquelle vivent plus de 35.000 personnes, accueille chaque année plus de 20 millions de visiteurs.
Ce statut donnerait "plus de moyens pour faciliter l'acceuil touristique" car il va y avoir une "pression démographique de plus en plus forte", a poursuivi le maire, ajoutant que cela serait aussi un bon moyen d'aborder "de manière plus claire" la question du trafic routier, notamment pour les poids lourds, dans une des "zones les plus accidentogènes d'Ile-de-France".
Publié le 11/09/10 - Le Parisien par Frédéric Mouchon
Vingt millions de personnes en profitent chaque année. Certains demandent que la forêt la plus visitée de France obtienne le statut de parc national. D’autres s’en inquiètent.
Avec ses 300 km de sentiers balisés, ses 215 espèces d’oiseaux, ses 1 350 plantes à fleurs, ses 3 000 espèces de champignons, ses gorges, son désert et ses célèbres roches aux airs de diplodocus, de tortue ou d’éléphant, la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne) est la plus fréquentée de France avec 20 millions de visiteurs annuels. Autant dire que ce site naturel majeur n’a rien à envier aux parcs du Mercantour, de la Vanoise ou des Ecrins.
Certaines associations écologistes et des élus locaux rêvent justement de lui offrir le statut de parc national. Alors que le conseil général des Alpes-Maritimes fête aujourd’hui les trente ans du parc national du Mercantour, un comité de pilotage réunissant élus, scientifiques et usagers de la forêt décidera la semaine prochaine si le massif mérite ou non de figurer sur la même liste que les neuf parcs nationaux français*.
Chargé d’animer ce comité, le président de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), François Letourneux, estime qu’un tel classement « permettrait de valoriser cette forêt, une des plus riches de France en termes écologiques avec un cortège incroyable d’insectes et de plantes remarquables ». Classé parmi les réserves de biosphère de l’Unesco, Fontainebleau bénéficie pourtant déjà de multiples protections, comme le statut entre autres de site classé. « La gestion de la biodiversité part dans tous les sens car ces multiples statuts créent une sorte de mille-feuille administratif où plusieurs autorités se partagent le pouvoir », souligne Jean-Jacques Fresko, rédacteur en chef du magazine « Terre sauvage ».
Des associations craignent « une hausse du nombre de visiteurs »
Pour le président des parcs nationaux de France, ce statut offrirait un label et des moyens exceptionnels. « La forêt serait à la fois mieux protégée et mieux gérée, explique Jean-Pierre Giran, car les parcs nationaux bénéficient de plus d’une cinquantaine de personnes affectées sur le terrain à la protection de la faune et de la flore. » L’Association des amis de la forêt de Fontainebleau, les associations d’usagers et les fédérations sportives sont plus réticentes, inquiètes notamment des « restrictions nouvelles » que le statut imposerait aux promeneurs, vététistes, cavaliers et adeptes de l’escalade. Ils craignent également que le classement de la forêt ne génère « une hausse du nombre de visiteurs et des risques potentiels de dégradation ». Ils soulignent par ailleurs que l’énorme fréquentation actuelle du massif, traversé par une autoroute, deux nationales et une voie de chemin de fer, est incompatible avec le statut de parc national censé consacrer des espaces exceptionnels de nature sauvage. Pas une forêt périurbaine.
* Parc des Cévennes, des Ecrins, de la Guadeloupe, de la Réunion, du Mercantour, de Port-Cros, des Pyrénées, de la Vanoise et de Guyane.
FRÉDÉRIC VALLETOUX : « Si on ne fait rien, ce site exceptionnel finira par se dégrader »
Le maire UMP de Fontainebleau, dont la commune occupe 18 000 ha du massif, estime que le statut de parc national permettra de mieux préserver le site des visites massives.
Pourquoi demander le classement de la forêt de Fontainebleau en parc national alors qu’elle bénéficie déjà de multiples protections ?
FRÉDÉRIC VALLETOUX : La forêt bénéficie au total de dix-sept statuts de protection, c’est sans doute l’un des massifs les mieux protégés de France.
Mais il n’y a pas vraiment de cohérence claire entre tous ces statuts. La majorité des membres du comité de pilotage qui réunit depuis plusieurs mois élus, associations et scientifiques est favorable à étudier le classement en parc national. Nous allons demander à la fin de septembre au ministère de l’Ecologie de créer un groupement d’intérêt public afin de porter cette candidature. Ce qui serait le début légal de la procédure, ensuite on espère que d’ici à 2015, on obtiendra ce label.
Que vous apporterait-il ? Des moyens supplémentaires pour mieux protéger la forêt, notamment certaines zones de marais fragiles où les visites mériteraient d’être régulées. On pourrait aussi mieux aménager les routes, peut-être même envisager d’interdire la traversée des poids lourds. On pourra aussi améliorer l’accueil du public et la surveillance du massif. Aujourd’hui, c’est l’ONF qui s’en charge mais il n’y a parfois que deux agents sur le terrain le week-end.
Que craignez-vous si la forêt n’obtient pas ce classement ? Fontainebleau est depuis toujours le jardin des Parisiens, mais c’est un massif forestier fragile. Il y a déjà plus de vingt millions de visites par an et il y en aura de plus en plus dans les années à venir. Si on ne fait rien, ce site naturel exceptionnel finira par se dégrader.
Les usagers de la forêt craignent les restrictions qu’imposerait le « label » parc national… La loi de 2006 permet de créer des parcs nationaux dans des zones d’habitation en y respectant les usages sociaux et culturels. Fontainebleau n’est pas une forêt vitrifiée. Il y a des habitations, des gens qui font du VTT, qui pratiquent l’escalade ou la chasse à courre. Il n’est pas question d’arrêter ces activités humaines mais d’améliorer la cohabitation avec la faune et la flore.
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Le magazine "Terre Sauvage" présente ce mois-ci un numéro événement célébrant les 50 ans des Parcs nationaux français. Reconnaissance pour Fontainebleau : son édito est dédié au projet de Parc national que nous menons actuellement.
Retrouvez "ici" cet édito, ainsi qu'un extrait du dossier consacré aux Parcs nationaux, qui montre que notre volonté de faire un parc "vivant" est particulièrement en phase avec les évolutions actuelles de l'écologie.
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La séance inaugurale du Comité de pilotage du projet « Fontainebleau Parc national » s'est tenue samedi 17 avril au Château de Fontainebleau. La création de ce Comité a été décidée le 23 janvier dernier à l'occasion des « Entretiens du Parc national », et son animation a été confiée à François LETOURNEUX, Président du Comité français de l'UICN.
Cette première réunion a permis de mettre en place le Comité et de définir son programme de travail. Tous les participants ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble de manière positive et constructive autour de quelques questions fondamentales : est-il utile, souhaitable et réalisable de créer un Parc national sur le massif forestier de Fontainebleau?
Pour cela, quatre Collège de réflexion ont été crées : élus des communes situées sur territoire du massif, dont Frédéric VALLETOUX, Maire de Fontainebleau et initiateur du projet, représentants d'usagers, représentants d'associations et institutions scientifiques, acteurs économiques et touristiques.
De plus, un Comité directeur a été désigné. Composé de représentants élus au sein de chaque Collège, son rôle sera de garantir le dialogue et l'émulation entre tous les membres du Comité de pilotage.
Le Comité directeur se réunira pour la première fois le 7 mai. En septembre prochain, un rapport sera remis, dont les conclusions détermineront la suite de la démarche : aller, où non, vers la création d'un Parc national sur le massif forestier de Fontainebleau.
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Samedi dernier, dans le cadre des "Entretiens du Parc national", j'ai organisé en Mairie une réunion regroupant l’ensemble des partenaires associatifs, scientifiques et institutionnels du projet de création d’un Parc national sur le massif forestier de Fontainebleau.
Des débats constructifs et consensuels ont permis à chacun d’exprimer librement son point de vue.
A l'issue de cette réunion, la création d’un Comité de pilotage a été décidée à l’unanimité. Sa présidence sera confiée à François LETOURNEUX, Président du Comité français de l’UICN.
Parmi les objectifs de ce Comité figure la rédaction d’un premier diagnostic et la préfiguration technique d’un futur Groupement d’intérêt public (GIP) chargé de préparer la création du Parc national. Les premières conclusions seront rendues au mois de juin prochain.
Alors que le débat autour du statut de la forêt de Fontainebleau divise depuis plus d’un siècle, cet engagement de tous les acteurs à travailler ensemble est déjà un tournant majeur dans l’histoire du massif de Fontainebleau.
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Ces "Entretiens" ont aussi été marqués par la conférence-débat qui a eu lieu l'après-midi au théâtre municipal. Animée par François LETOURNEUX, et en présence de personnalités d'exception tels que Robert BARBAULT (Directeur du Département écologie et gestion de la biodiversité du MNHN) et Jean-Pierre GIRAN (Président des Parcs nationaux de France et rédacteur de la loi en vigueur sur les Parcs nationaux), cette conférence a permis à un public nombreux de mieux comprendre les enjeux de ce projet majeur pour notre territoire.
Ce qui ressort de cet événement, c'est que les spécialistes de tous bords voient ce projet d'un bon oeil, le considérant comme une opportunité formidable pour l'écologie.
Le chemin est encore long, mais il est désormais entammé de la meilleure des manières.
les « Entretiens du Parc national », temps fort d’un débat essentiel pour la forêt de Fontainebleau et ses environs.
Qu’est-ce qui fait du massif de Fontainebleau un site exceptionnel ? Pourquoi et comment y créer un Parc national ? Qu’est-ce que ce statut changera pour la forêt, ses visiteurs et les habitants des environs ?
Pour tenter de répondre à ces questions, un plateau d’invités exceptionnel a été réuni : Jean-Pierre GIRAN, Président des Parcs nationaux de France
Robert BARBAULT, Directeur du Département écologie et gestion de la biodiversité du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris, Président du Comité français du programme Man and Biosphère (MAB) ; Guy GEOFFROY, Député de Seine-et-Marne, Président de l’association des Eco-Maires ; Jean-Claude POLTON, historien ; François BLAND, Directeur territorial de l’Office national des forêts (ONF) Ile-de-France Nord-Ouest ; Jean DEY, Premier Vice-président du Conseil général de Seine-et-Marne en charge de l’Aménagement durable et de l’Environnement ; Jean-Marie LAFOND, Directeur du GIP du Parc national des Calanques ; Olivier THOMAS, Maire de Marcoussis, Président de l’Agence des espaces verts d’Ile-de-France
Le débat sur un projet de parc national périurbain pour la forêt de Fontainebleau tiendra le haut de l’affiche, le 23 janvier dans la cité impériale. " Nous voulons lancer une réflexion jamais organisée au sein même du site concerné, sur l’opportunité d’un statut de parc national pour Fontainebleau ", explique Frédéric Valletoux, le maire UMP.
J’ai déjà lancé des réunions avec les associations de défense de l’environnement, celles des usagers de la forêt et maintenant c’est au tour des maires des villages situés en lisère du massif. Au cours de ces assises, nous donneront la parole à de grands scientifiques et prendront l’exemple du Parc national des calanques, qui vient de se créer près de Marseille.
Ce vendredi 11 décembre, les Maires des communes situées sur le pourtour du massif forestier de Fontainebleau se sont réunis à la Maison dans la Vallée d’Avon, sur invitation de Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau, et en présence de Jean-Pierre Le Poulain, Maire d’Avon, pour initier une réflexion commune sur la création d’un Parc national en forêt de Fontainebleau.
Cette première étape du processus de concertation engagé par la Ville de Fontainebleau a abouti à des conclusions très positives :
« Bien sûr, des interrogations tout a fait légitimes subsistent encore chez certains élus, explique Frédéric Valletoux, mais cette réunion a permis de souligner un certain nombre de points qui font d’ores et déjà consensus : nécessités de rénover la gouvernance du massif, de protéger et de valoriser l’extraordinaire patrimoine naturel de cette forêt sans pour autant en museler les usages, d’inscrire le massif au cœur d’un véritable projet de territoire porté par les acteurs locaux…Parce qu’un Parc national pourrait être un extraordinaire outil pour concilier ces nécessités , tous les Maires qui étaient présents aujourd’hui sont d’accord pour participer de manière positive à la réflexion autour de la création de ce Parc. Cette première phase d’étude permettra ensuite à chacun de se décider sur un engagement, ou pas, sur la voie de la création concrète de ce Parc. ».
Cette réunion était organisée après deux autres réunions d’information et d’échanges avec les associations naturalistes, d’abord, puis avec les associations d’usagers. Le 9 décembre dernier, Frédéric Valletoux a aussi présenté le projet de Parc national devant le Conseil d’administration de Natureparif, où il a été très bien accueilli.
Un premier engagement à travailler ensemble très encourageant en vue des premiers « Entretiens du Parc national », le 23 janvier prochain, qui réuniront l’ensemble des acteurs institutionnels, associatifs et scientifiques, locaux et nationaux, concernés par ce grand projet.
Le maire UMP de Fontainebleau va réunir prochainement les élus des 31 communes et des deux départements - la Seine-et-Marne et l'Essonne - sur les territoires desquels s'étendent les quelque 30.000 hectares de la forêt de Fontainebleau afin d'évoquer la création d'un parc national. Selon le maire, Frédéric Valletoux, les conditions pour relancer ce projet envisagé une première fois au début des années 1960 sont aujourd'hui réunies. «La loi sur les parcs nationaux a changé en 2006 et elle fait une place plus large aux collectivités locales dans le groupement d'intérêt public appelé à gérer le site. » De plus, «ce parc national pourrait devenir celui de l'Ile-de-France et le poumon vert du Grand Paris », s'enthousiasme l'élu.
Plus concrètement, les dispositions de la législation actuelle sur les parcs nationaux ne sont plus incompatibles avec le passage des deux autoroutes et des voies de chemin de fer qui traversent la forêt surtout, la création d'un parc national, .auquel serait associé le château de Fontainebleau, permettrait de rationaliser la gestion de ce territoire. Le massif est constitué d'environ 22.000 hectares de forêt domaniale et de 8.000 hectares répartis entre quelque 700 propriétaires. li présente la particularité d'avoir été le premier espace naturel protégé au monde - en 1861 avant la création du parc de Yellowstone aux Etats-Unis - à l'initiative des peintres de Barbizon.
Gestion difficile du flux
Depuis, une quinzaine de statuts de protection cohabitent (Natura 2000, Unesco, réserve biologique, réserve biologique intégrale, forêt de protection ... ) et il apparaît de plus en plus difficile de coordonner les décisions pour gérer le flux de 17 à 20 millions de visiteurs par an.
« La visibilité d'un parc national nous permettrait de concilier le développement économique et touristique et le maintien de la protection du massif», résume Frédéric Valletoux, qui a affirmé avoir rallié à sa démarche la plupart des associations de défense, la secrétaire d'Etat chargée de l'Environnement, Chantal Jouanno, et les scientifiques, qui, c'est une autre particularité du massif, sont très impliqués dans la gestion de la forêt.
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Une volonté affirmée de préserver notre forêt en faisant cohabiter les espaces sensibles avec une activité économique et touristique.
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« Entre toutes, la forêt de Fontainebleau est un monument », écrivait Victor Hugo en 1874, résumant magnifiquement l’extraordinaire richesse culturelle et environnementale que représente ce massif forestier. Un siècle et demi plus tard, il est temps que la forêt de Fontainebleau accède à un statut à la hauteur de cette richesse. C’est pour cela que je souhaite lancer le débat sur la création du Parc national de Fontainebleau ».
Pourquoi un tel projet?
L’urgence écologique est la première des raisons. Depuis quelques années, les esprits ont changé, chacun a pris conscience de cette urgence, et les pouvoirs publics sont résolus à agir. Le massif de Fontainebleau est une richesse exceptionnelle que nous voulons préserver au mieux.
De plus, le statut de Parc national est un label de référence mondialement connu et reconnu. Grâce à lui, les plus beaux sites naturels de la planète bénéficient d’une visibilité accrue, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner en termes d’impacts touristiques et économiques.
Qu’est-ce que cela va changer ?
Aujourd’hui, le massif est régi par la bagatelle de 6 dispositifs juridiques distincts (site naturel classé, réserve de biosphère, forêt de protection, classement parmi les sites du réseau Natura 2000, arrêté de biotope, inventaire de ZNIEFF). Le statut de Parc national permettrait de réunir tous les acteurs autour d’une seule et même table, afin de faire converger les volontés et les compétences pour assurer une gestion et une protection optimales. Ce statut permettrait aussi d’obtenir des moyens financiers supplémentaires.
Toutefois, l’accession à ce statut ne signifie pas que l’on va mettre la forêt « sous cloche ». Depuis toujours, elle est un lieu de vie, un patrimoine collectif. Cela ne changera pas. Désormais, le statut de Parc national ne tourne plus le dos au développement économique et urbain. Lorsque l’on créera le Parc national, les communes membres et leurs partenaires élaboreront une charte dans laquelle elle définiront les modalités de protection qu’elles veulent appliquer au massif. Nous veillerons donc à protéger ce qui doit l’être, tout en favorisant le développement des loisirs durables et de l’économie verte sur l’ensemble du parc.
Pourquoi avons-nous toutes nos chances ?
Jusqu’à présent, le cadre juridique des parcs nationaux était très contraignant, ce qui a pu décourager les partisans de ce projet. Mais la loi de 2006 a changé la donne ; plus souple, elle offre un cadre idéal pour mener à bien cette démarche.
Qui plus est, dans la lignée du Grenelle de l’environnement, le projet de Grand Paris porte la vision d’une métropole « verte et bleue », caractérisée par un développement soutenu mais respectueux de la nature. Notre projet s’inscrit pleinement dans cette dynamique : demain, le massif de Fontainebleau sera le Parc national du Grand Paris, pôle d’excellence environnementale de la métropole francilienne.
Avec le Parc National de Fontainebleau, l’Ile-de-France aura sa « Silicon Valley » de l’économie verte.
C’est d’ailleurs dans cette perspective de valoriser le potentiel environnemental du territoire que la Ville de Fontainebleau anime depuis plusieurs mois un groupe de travail avec l’Insead, l’Ecole des Mines, le Laboratoire de Biologie Végétale et Seine-et-Marne Développement. La première action concrète de ce groupe de travail est le lancement, avec l’ARENE, d’une étude sur « Fontainebleau, ville post carbone ».
L’aventure ne fait que commencer, et nous aurons besoin de vous !
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