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Voir la table ronde |
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"L'hôpital au cœur de nos territoire" à Fontainebleau
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Soins hospitaliers : la dynamique d'une coopération public-privé
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La table ronde organisée hier à Fontainebleau |
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Les coopérations hospitalières public-privé ont été au cœur de la table ronde à laquelle a participé N Sarkozy hier matin à Fontainebleau. Devant un parterre de 1200 invités, le chef de l’Etat a voulu « expliquer les enjeux », alors que le sujet provoque aussi de vives oppositions.
La cité impériale offrait un exemple en or avec le projet de plate-forme unissant les hôpitaux de Fontainebleau et Nemours à la polyclinique de la Forêt. Un site de 450 lits qui verra le jour en 2015 pour un bassin de population de près de 200000 habitants.
« Il n’est pas question de réduire les dépenses de santé », a lancé le président. « Elles ont augmenté de 3% alors que l’économie française reculait de 2,5%. Notre devoir, c’est que cet argent, l’argent des Français, soit investi de la façon la plus efficace possible. En 2007, deux tiers des hôpitaux étaient en déficit. Nous allons investir pour mieux vous soigner mais nous avons l’impératif de tenir les dépenses. »
…
Et de poursuivre en évoquant le secteur privé. « Ce matin, j’ai visité la polyclinique. C’est la première fois qu’un président de la République visite un établissement privé. » Le chef de l’Etat a précisé que ces établissements « représentent 25% de l’offre de soins ». Le projet de Fontainebleau? « Je le trouve très intéressant ; au lieu d’opposer la clinique et l’hôpital, et faire mourir les deux, car cela n’aurait pas empêché le taux de fuite vers des établissements parisiens. » Nicolas Sarkozy a exposé la donne. « A ceux qui acceptent de se restructurer pour jouer la complémentarité, nous donnons de l’argent pour investir. Votre projet est évalué à 150 M€ dont plus de 70% portés par le public. Aujourd’hui, la médecine moderne doit travailler en réseau. Ce sera la force de la médecine de proximité. »
> Ecouter un extrait de la table ronde sur FréquenceM ![]() |
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Dans le cadre de la visite officielle de Nicolas SARKOZY, à Fontainebleau le jeudi 5 mai 2011, Frédéric VALLETOUX, maire de Fontainebleau, conseiller régional d’Ile-de-France et président de la Fédération hospitalière d’Ile-de-France, présentera le nouveau projet de plateforme hospitalière du Bréau. Cette future plateforme hospitalière au sud de la ville, dont les travaux seront achevés en 2015, met en œuvre une coopération public/privé inédite et novatrice. C’est en effet la première fois qu’il est prévu dans un même établissement (450 lits) un partage des spécialités entre le public et le privé, les deux mutualisant les blocs opératoires et les plateaux techniques.
Initié et porté par Frédéric Valletoux depuis 2005, ce projet repose sur :
- une offre de santé modernisée et de proximité dans les principales spécialités médicales,
- un projet médical de territoire, entre deux hôpitaux (Fontainebleau et Nemours, situé à 15 km) et une clinique (la polyclinique de la Forêt). La Plateforme hospitalière du Bréau, c’est surtout un montage technique privé/public, source d’économie, d’emploi et de performance, qui concrétise, après les avoir anticipées, les orientations de la loi HPST (la loi Hôpital, patients, santé, territoires) de juillet 2009. Force de proposition dans le domaine de la santé, et conscient des inquiétudes des français sur ce sujet, Frédéric Valletoux a mis en place un équipement capable de répondre aux enjeux de santé publique du sud Seine-et-Marne
Le futur Hôpital en chiffres
450 lits
Capacité de 125 hospitalisations, 380 consultants, 91 urgences par jour
2 laboratoires
1 IRM
2 blocs opératoires
1.700 visiteurs/patients par jour
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photo © Le Monde |
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Nicolas Sarkozy se rendra jeudi à Fontainebleau (Seine-et-Marne) pour un déplacement consacré à l'amélioration des soins hospitaliers de proximité, a annoncé mardi l'Elysée.
Accompagné de la secrétaire d'Etat à la Santé Nora Berra, le chef de l'Etat doit visiter un établissement hospitalier et y rencontrer ses personnels puis participer en fin de matinée à une table ronde.
Nicolas Sarkozy a promis depuis plusieurs mois qu'il engagerait en 2011 une réforme de la médecine de proximité, notamment en incitant les praticiens à s'installer dans les "déserts médicaux" sans toutefois remettre en cause leur liberté d'installation.
L'assurance maladie a suspendu la semaine dernière, en raison de querelles entre syndicats sur la composition de leurs délégations, des négociations avec les médecins libéraux qui devaient, notamment, aboutir à des solutions aux difficultés d'accès aux soins dans les zones rurales.
L'Assemblée nationale devrait voter, dans quinze jours, après le Sénat, une proposition de loi UMP revenant sur la loi hôpital de Roselyne Bachelot en supprimant notamment l'amende pour les médecins refusant d'exercer dans les déserts médicaux.
pa/sm/bfa
Les déserts médicaux continuent de faire fuir les médecins, et en particulier les jeunes. C’est ce que démontre le bilan très mitigé dévoilé la semaine dernière par l’assurance maladie, au sujet des incitations financières destinées à attirer les médecins dans les zones défavorisées.
Les initiatives entreprises depuis 2007 dans ce domaine ont eu le mérite de stopper l’hémorragie. Les zones défavorisées ont ainsi bénéficié d’un apport de l’ordre de 50 médecins depuis 2007, selon l’assurance maladie.
Toutefois, les déserts médicaux subsistent indéniablement. En Seine-et-Marne par exemple, il y a presque quatre fois moins de médecins par habitant qu’à Paris : c’est une grave inégalité sur le sujet pourtant majeur qu’est la santé des français.
Le désamour des jeunes médecins pour la médecine libérale n’est pas seulement dû à une question d’argent. Une vie de médecin libéral aujourd’hui, c’est une vie d’isolement, de surmenage, de responsabilités de plus en plus lourdes, de formalités administratives nombreuses et complexes alors qu’en clinique et en hôpital cet aspect est en grande partie pris en charge par des services dédiés qui accompagnent l’activité médicale.
Par conséquent, je pense qu’il faut aider les médecins libéraux à se regrouper au sein de maisons médicales de proximité, en imaginant des dispositifs pour les décharger au moins en partie de cette intendance. La vocation d’un médecin est de soigner, pas d’être un chef d’entreprise.
Aujourd’hui, j’ai ouvert le forum régional consacré à la biologie médicale hospitalière organisé par la Fédération hospitalière d’Ile-de-France, dont je suis Président, en partenariat avec l’AP/HP.
J’ai souhaité rappeler que le cadre juridique régissant depuis 1975 les laboratoires de biologie médicale est obsolète, qu’il doit être réformé en tenant compte des innombrables innovations médicales et scientifiques intervenues depuis lors dans la discipline, et aussi en considérant les profondes mutations passées, en cours ou à venir, que connaissent les hôpitaux.
A quelques jours d’un débat parlementaire sur ce sujet qui devrait aboutir à d’importantes évolutions, cette journée de réflexion et de débat avait pour objectif que les responsables hospitaliers, les professionnels médicaux et les représentants de l’ARS d’Île-de-France échangent, confrontent leur point de vue sur la mise en œuvre des réformes nécessaires.
La discussion a été particulièrement féconde et viendra sans nul doute enrichir le travail législatif à venir sur la restructuration de la biologie médicale hospitalière.
Le diagnostic sur l’état de la santé dans la région capitale présenté hier par Claude Evin, directeur de l’Agence régionale de santé, confirme que dans la première région européenne subsistent des inégalités incompréhensibles.
Selon que l’on vit à Paris ou dans la grande couronne, d’un département à l’autre, il reste des disparités de l’offre de soins auxquelles il faut que collectivement les pouvoirs publics et les professionnels apportent des remèdes.
La FHF Ile-de-France avait particulièrement attiré l’attention de Claude Evin sur ces situations. Nous avions par exemple plaidé pour une collaboration accrue entre l’AP/HP et les hôpitaux de la première et de la seconde couronne. Cette idée est aujourd’hui portée par l’ARS, nous nous en félicitons.
Les hôpitaux franciliens, qui totalisent autant de lits que l’AP/HP (plus de 27 000 lits), ont su réduire considérablement leur déficit, de 90 millions d’€ en 2007 à 24 millions d’€ fin 2009.
Par ailleurs, au nombre des inégalités qu’il est urgent de résorber, il y a la question de la désertification médicale. Il est anormal que la Seine-et-Marne, par exemple, ait presque quatre fois moins de médecins par habitants que Paris, alors qu’il s’agit du département qui a la démographie la plus dynamique en Ile-de-France. Les élus locaux se mobilisent de plus en plus pour faciliter l’installation des médecins libéraux ou pour installer des maisons médicales de proximité, surtout dans les zones rurales les plus touchées par la désertification médicale. Mais ils sont trop souvent seuls dans ces démarches. Là encore, une action concertée est nécessaire.
Les diagnostics sont très utiles, et celui fourni par l’ARS nous apporte des informations précieuses, mais il est désormais urgent d’agir. Il est urgent que le conseil régional, les conseils généraux et les professionnels s’engagent ensemble dans une démarche collective et pragmatique.»
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Frédéric Valletoux, Valérie Rosso-Debord et Alfred Saillon |
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Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle et rédactrice du dernier rapport parlementaire sur la réforme de la dépendance, était hier soir sur mon invitation à la salle des élections de Fontainebleau, dans le cadre des débats sur les enjeux de société que j’organise régulièrement. Elle a ainsi présenté ses propositions pour réformer le système de prise en charge des personnes âgées dépendantes.
Alors qu’aux alentours de 2030 la génération des « baby-boomers » atteindra massivement 85 ans, âge critique en termes de dépendance, nous devons nous préparer dès à présent pour leur garantir une prise en charge digne via des financements pérennes.
Valérie Rosso-Debord a ainsi expliqué que la réforme de la dépendance devait s’articuler autour de deux axes : l’un, social et humain, consisterait à repenser la place que l’on accorde aux personnes âgées dépendantes dans notre société, afin d’apaiser leur fin de vie ; l’autre, financier, serait de trouver de nouvelles pistes de financement équitables et qui tiennent compte de la réalité de nos finances publiques.
Sur le premier axe, la principale proposition de la députée est la création en France du métier de gestionnaire de cas, un référent unique des patients et de leurs proches dans la gestion de la dépendance. Ce gestionnaire de cas accompagnerait les patients depuis les premiers signes de dépendance jusqu’à la fin de vie. Cela permettrait d’avoir une prise en charge adaptée à chaque situation individuelle, et serait en outre un soulagement important pour ceux qui ont à subir les traumatismes liés à la dépendance.
Concernant le financement, Valérie Rosso-Debord a démontré que des solutions existent. On pourrait d’abord généraliser la journée nationale de solidarité, qui aujourd’hui ne concerne que la moitié des français ayant des revenus.
La proposition la plus forte de la députée est la création d’une assurance dépendance obligatoire. Cette idée qui a beaucoup fait débat pose en réalité la question de ce que l’on intègre dans le champ des solidarités fondamentales. Aujourd’hui personne ne conteste l’obligation de souscrire une assurance maladie ou auto obligatoire, et il s’agirait donc de faire de même avec la dépendance qui est un risque que tout le monde coure. Le système serait de fait semblable à celui de l’assurance maladie, avec une base universelle assurée par la puissance publique, et un complément mutualiste.
Soirée très riche en somme, qui a permis à tous les participants de mieux comprendre les enjeux de ce grand débat.
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Député de Meurthe-et-Moselle, adjointe au Maire de Nancy et Présidente de la mission d’information parlementaire sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes.
> lire le communiqué de presse
Lundi 21 mars 2011 à 19h30, salle des élections à Fontainebleau (place du Marché)
Réservation sur avenirsud77@gmail.com
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Frédéric Valletoux et Gérard Larcher lors d'une visite au centre hôspitalier de Fontainebleau |
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« L’agression récente d’un médecin à l’hôpital Henri Mondor de Créteil n’est qu’une manifestation supplémentaire d’une tendance face à laquelle la Fédération hospitalière d’Ile-de-France tient à exprimer sa vive inquiétude.
Le nombre d’agressions en milieux hospitalier a augmenté de 25% entre 2008 et 2009, selon les dernières données diffusées par le pôle santé du Médiateur de la République. 85% de ces violences sont des atteintes à la personne et, dans les trois quarts des cas, les victimes figurent parmi le personnel de santé.
A l’image de la société, l’hôpital, qui est le seul service public ouvert 24h/24 et 7 jours/7, est de plus en plus fréquemment confronté aux situations de violence et aux incivilités. Pour inadmissibles qu’elles soient, ces situations ne doivent pas être ignorées, car les professionnels les vivent trop régulièrement.
Des mesures ont déjà été prises par l’Etat depuis 2005 et la signature d’un protocole santé/sécurité qui prévoit notamment la surveillance des services d’urgences et des facilités pour déposer plainte. Il faut reconnaître que cela ne suffit pas, puisque les violences faites aux personnels hospitaliers continuent d’augmenter.
L’heure est maintenant à un plan d’urgence et à une mobilisation plus volontariste. Il faut évaluer le dispositif de 2005, puis identifier les hôpitaux les plus exposés à la violence. Des moyens supplémentaires pourraient ensuite être fléchés vers ces hôpitaux et les commissariats de leur secteur. Cela permettrait de mettre concrètement en œuvre des mesures efficaces et protectrices.
La FHF Ile-de-France est solidaire des professionnels hospitaliers, qui ont fait le choix du service public. Elle sera aux côtés de la communauté hospitalière pour faire reculer la violence, sous toutes ses formes. ».
C’est une première étape importante qui a été franchie.
La semaine dernière, Frédéric Valletoux, président de la communauté de communes de Fontainebleau-Avon, a cédé pour l’euro symbolique le terrain qui servira à l’implantation de la plate-forme hospitalière publique-privée. « Une première en France concernant la mutualisation des moyens », a affirmé le maire UMP de la ville.
Le terrain, ancien casernement militaire, est situé dans le quartier du Bréau, entre l’ex-N 6 et l’avenue du Maréchal-de-Villars. Il s’étend sur 10 ha. Il avait précédemment été acheté à l’Etat pour 3,50 M€. Le projet de grand hôpital va coûter 151 M€, subventionnés à hauteur de 75 M€ par l’Etat. L’hôpital comprendra 450 lits, 2 laboratoires, 1 IRM, 2 blocs opératoires, avec une moyenne prévisionnelle de 1700 patients par jour. Le groupement hospitalier va lancer la procédure de choix des groupements d’entreprises qui seront chargés de la conception, de la construction et de la maintenance du futur hôpital. Il faudra ensuite compter deux ans de déroulé administratif, dépôt de permis compris, avant le début des travaux, l’ouverture au public étant annoncée pour 2015. Frédéric Valletoux, également président de la Fédération hospitalière d’Ile-de-France, voudrait faire de cet outil « le pôle de référence de la permanence des soins dans le sud-77 ».
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Eric Bulle, Frédéric Valletoux et le Docteur Pierre Bréchet |
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Mardi 14 décembre 2010, j’ai signé avec Erick BULLE, Directeur du Centre Hospitalier de Fontainebleau, l’acte de cession du terrain du Bréau où sera implantée la future plateforme hospitalière publique/privée.
La Communauté de Communes Fontainebleau-Avon, céde ainsi à l’euro symbolique ce terrain qu’elle a acquis au préalable pour un montant de 3,5 millions d’euros.
Ce geste important de la CCFA montre l’implication qui est la nôtre pour le maintien d’une offre de soin compétitive et de qualité sur notre territoire. Cette signature marque le début d’un processus qui dans 5 ans nous permettra d’avoir à Fontainebleau un équipement capable de répondre aux enjeux de santé publique du sud Seine-et-Marne. Ce projet de plateforme publique-privé représente un investissement total de 151 millions d’euros, qui seront portés à hauteur de 105,5 millions pour le Centre Hospitalier et 45,5 millions pour la Polyclinique de la Forêt qui en est le partenaire privé.
Les habitants du sud Seine-et-Marne doivent avoir pleinement conscience de l'importance que revêt la concrétisation de ce grand projet d'intérêt général. Il permet en effet de conforter une offre de santé de proximité et modernisée, mais aussi de préserver les près de 1300 emplois qui sont attachés à ces deux établissements.
Le montage technique de ce projet revêt aussi un caractère inédit puisqu’il scelle un accord de partenariat entre le secteur public et le secteur privé anticipant même sur les nouvelles orientations de la loi Hôpital Patient Santé et Territoires. Cette logique se concrétise d’ailleurs dès maintenant avec la mise en place d’un groupement de commande associant l’hôpital et la polyclinique, qui vont ainsi conduire ensemble le chantier.
Le programme de Fontainebleau associera également l’Hôpital de Nemours puisqu’un projet médical de territoire signé en 2006 organise déjà le partage des spécialités entre Fontainebleau et Nemours pour garantir une complémentarité et une synergie médicale entre ces deux établissements.
Le futur Hôpital en chiffres
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Visite de l'usine APE Médical |
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Le sud Seine-et-Marne est plein de surprises. J'ai encore eu l'occasion d'en faire l'expérience hier à Château-Landon, où je suis allé visiter l'usine APE Médical.
Qui pourrait croire que cette petite ville d'à peine 3 000 habitants abrite l'une des entreprises les plus compétitives du monde dans le secteur du petit matériel médical. Avec 32 employés, cette usine produit par exemple plusieurs millions de seringues par jour+, distribuées partout dans le monde.
Un modèle également en matière d'innovation, puisque l'un de leur produit (un système de tranfert des solutions médicamenteuses dans les poches à transfusion) a été élu en 2000 médaille d'or mondiale de l'innovation.
En partant de presque rien il y a vingt ans, le fondateur d'APE Médical a bâti un colosse, tout en conservant une vision éthique de son développement économique. Un modèle de réussite qui démontrte le potentiel extraordinaire de notre territoire, potentiel qui ne demande qu'à être pleinement exploité.
Merci à Antoine Defoix, Maire de Château-Landon, et à Raphael Castagno, directeur et fondateur d'APE, de m'avoir si aimablement acceuilli.
Le 30 novembre dernier a eu lieu la traditionnelle Journée d'Automne de la FHF Ile-de-France, rendez-vous important pour tous les acteurs du monde hospitalier d'Ile-de-France hors Paris.
A cette occasion, j'ai tenu à réitérer tout mon soutien aux hospitaliers franciliens qui, au prix de dix années d'efforts continus, ont su restructurer leur organisation pour plus d'efficience et une qualité de service toujours meilleure. Je me félicite de constater que l'AP-HP suit manifestement le même chemin pour les hôpitaux parisiens, comme en témoigne la présence lors de notre Journée d'Automne d'un représentant de cette institution.
Avec l'Agence Régionale de Santé (ARS) dirigé par Claude Evin, également présent, nous sommes désormais unis pour affronter les défis qui s'annoncent, et qui sont nombreux.
La permanence des soins et la définition de territoires de santé sont parmi les plus importants de ceux-ci, et j'ai donc tenu à insister particulièrement sur ces points.
> télécharger le discours ici
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Nicolas Sarkozy à Orbec (Calvados) - © Quotidien La Tribune |
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Mercredi, le chef de l'Etat a évoqué un système de rémunération des médecins à trois étages et les pistes pour lutter contre les déserts médicaux
Voilà les médecins rassurés. Mercredi, lors d'un déplacement à Orbec (Calvados), Nicolas Sarkozy a esquissé les grandes lignes de la réforme de la médecine de proximité qu'il souhaite mener en 2011. TI a indiqué qu'il n'était « pas question » de revenir sur le paiement à l'acte, mais de le « compléter» en fonction des « contraintes ». Quelques jours à peine après la remise du rapport de l'ex-ministre de la Santé, Elisabeth Hubert, le chef de l'Etat a esquissé un système à trois étages, dont le premier serait « le paiement à l'acte ». Deuxième étage, on pourrait imaginer une part· de rémunération forfaitaire qui finance « certaines activités ou certaines contraintes », a-t-il dit. Enfin, il a évoqué un « troisième niveau qui serait défini en fonction des objectifs de santé publique» et de leur respect.
Le chef de l'Etat a également promis la création rapide d'un nouveau statut juridique pour les maisons ou pôles de santé (regroupant les médecins généralistes, spécialistes et les infirmiers), pour tenir compte « de la diversité des situations », et d'un « guichet unique », avant lé. 1er juillet 20n, autour des Agences régionales de santé (ARS).
• CONCERTATION
Ces deux sujets seront examinés dans le cadre de la concertation avec les professionnels de santé, confiée au ministre et à la secrétaire d'Etat à la Santé, Xavier Bertrand et Nora Berra. Dans cette optique, une instance réunissant l'assurance maladie et les représentants des professionnels de santé, sera installée « avant la fin de cette année », a ajouté mercredi devant les députés Xavier Bertrand.
Pour lutter contre les déserts médicaux, il a indiqué vouloir « développer un système d'incitation », afin de favoriser l'installation de jeunes praticiens dans des zones rurales.. II a annoncé que 200 internes en médecine générale avaient déjà accepté de signer un contrat avec l'Etat pour s'installer dans des régions manquant de médecins en échange de la prise en charge de leurs études. Et 200 autres doivent être signés avant la fin .de l'année.
Frédéric Valletoux, président de Fédération hospitalière de France-TIe-de-France, « s'est félicité des annonces du chef de l'Etat car elles sont une réponse volontariste à la question de l'inégal accès à une offre de soins selon le territoire où l'ont vit ». Pour l'Ile-de-France, il rappelle à « La Tribune» que « derrière la moyenne de 370 médecins pour 100.000 habitants se cachent des déserts médicaux » en IIe-de-France. « L’offre de soins est concentrée à Paris et sa petite couronne, tandis que dans la grande couronne, où la croissance démographique est forte, elle est faible », regrette-t-il.
Le Président de la République a prononcé aujourd’hui un discours, très attendu par les acteurs du monde médical, au sujet de la médecine de proximité.
Je me félicite des annonces du chef de l'Etat car elles sont une réponse volontariste à la question de l'inégal accès à une offre de soins selon le territoire où l'on vit.
Refusant avec raison la fatalité de véritables déserts médicaux dans notre pays, le Président de la République avance des propositions utiles et adaptées, comme la piste d'une rémunération supplémentaire versée aux médecins qui s'installeraient dans ces zones en souffrance médicale, ou la création d'un statut attractif pour les pôles de santé.
Cette réalité des déserts médicaux n'est pas réservée à quelques régions rurales mais touche aussi de plein fouet l'Ile-de-France, la première région économique européenne. Malgré plus d'un million d’habitants aux portes de Paris, la Seine-et-Marne en fait par exemple partie, avec une densité médicale près de 30% inférieure à la moyenne nationale. En Ile-de-France, au fil du temps, on constate que les moyens de santé restent concentrés au cœur de la région alors que les patients s'installent de plus en plus en périphérie.
Le chantier ouvert par le Président de la République doit permettre de pousser la réflexion jusqu'à envisager au niveau de chaque région des plans pluriannuels de lutte contre les déserts médicaux, qui permettraient d’avoir une vision globale et prospective de cette question, mais aussi d'engager et responsabiliser les régions et les départements, pleinement acteurs de l'organisation de l'offre de soins au travers de leurs compétences et du rôle qui est le leur sans la perspective de la mise en place en 2011 des plans régionaux de santé.
Rappelons par exemple qu'en Ile-de-France, il manque environ 5.000 infirmières et que la région francilienne, compétente depuis 2004, ne s'est toujours pas engagée concernant la création d'écoles nouvelles.
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L’hebdomadaire L’Express publie aujourd’hui son classement 2011 des hôpitaux les plus sûrs. Calculé selon quatre indicateurs, dont principalement l’indice Icalin qui mesure les efforts réalisés en matière de lutte contre les maladies nosocomiales, et l’indice d’utilisation des solutés hydro-alcooliques, ce classement constitue une référence reconnue par le Ministère de la Santé.
Dans la catégorie des établissements de moins de 300 lits, j’ai eu le plaisir de constater que le Centre hospitalier de Fontainebleau se place honorablement à la 72ème place sur 321 hôpitaux répertoriés, soit parmi le ¼ de tête.
Surtout, nous obtenons un classement A, le meilleur possible, qui équivaut à un « très bon » niveau de sécurité sanitaire.
Les équipes de l’hôpital de Fontainebleau réalisent au quotidien un important travail pour assurer une qualité de service optimale pour les usagers. Cette reconnaissance vient récompenser cet engagement et doit aussi nous encourager à poursuivre nos efforts.
Je suis à ce titre convaincu que, lorsque la nouvelle plate-forme hospitalière verra le jour en 2015, Fontainebleau fera un grand bon en avant dans ce type de classement.
Avec la signature le 27 octobre dernier de l'acte de vente du terrain dit du Bréau II, la Communauté de Communes de Fontainebleau-Avon est dorénavant pleinement prioritaire de l'ensemble des terrains nécessaires à la réalisation de la nouvelle plateforme hospitalière du Bréau.
Cette signature est une avancée importante dont je me réjouie car elle vient concrétiser ce projet si important pour notre agglomération et, au-delà, pour l'offre de soins dans le sud Seine-et-Marne.
Dès le prochain conseil communautaire, le 4 novembre, je proposerai aux élus de la Communauté de céder à l’euro symbolique l'assiette foncière utile au projet. Par cet engagement fort, la Communauté de communes apportera ainsi sa contribution à ce projet structurant.
La reconstruction de l'Hôpital et de la clinique sur un même site, projet sous-tendu par un projet médical fort et novateur associant les deux établissements, mais aussi l'Hôpital de Nemours, est un projet que je suis pas à pas depuis cinq ans.
De ce fait, je mesure toute l'importance de l'étape que nous sommes en train de franchir, d'abord, en ayant ainsi réglé la question de la propriété des terrains, mais aussi en nous apprêtant à transférer cette propriété à l'Hôpital.
A l'heure où partout en France de nombreux investissements hospitaliers sont revus à la baisse, voire des projets annulés, les habitants du sud Seine-et-Marne doivent avoir pleinement conscience de l'importance que revêt la concrétisation de ce grand projet d'intérêt général. Il permet en effet de conforter une offre de santé de proximité et modernisée, mais aussi de préserver les près de 1300 emplois qui sont attachés à ces deux établissements.
Enfin, en installant la plateforme hospitalière au coeur de ce nouveau quartier, je souhaite attirer des activités économiques ou de formations liés à la Santé, secteur en pleine mutation et sur lequel l'agglomération de Fontainebleau peut maintenant affirmer des ambitions crédibles.
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La Fédération hospitalière d’Ile-de-France vient de remettre à l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France ses propositions concernant la réorganisation de l’offre de soins de nuit dans la région.
« Le document présenté par l’ARS il y a quelques semaines étant un premier jet, la FHF-Île-de-France a mis en place une concertation associant, département par département, l’ensemble des hôpitaux de la région hors AP-HP, afin d’élaborer une position commune sur ce sujet fondamental pour la sécurité médicale des franciliens. Ces propositions, qui ont recueilli l’approbation de tous les hôpitaux, sont équilibrées», explique Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau, Conseiller régional et Président de la FHF Ile-de-France.
En lieu et place de l’idée d’un seul site par département pour les soins de nuit, la FHF-Île-de-France préconise deux, voire trois sites de regroupement par département. Il s’agit en effet de prendre en compte les contraintes géographiques de certains territoires étendus au sein desquels les temps de transport peuvent se révéler incompatibles avec la prise en charge optimale de certaines urgences chirurgicales. Il en est ainsi pour la Seine-et-Marne, département qui représente à lui seul la moitié de la superficie de l’Ile-de-France, pour lequel le maintien de deux site s’impose, l’un au nord et l’autre au sud. Cette position est en cohérence avec les recommandations du Conseil national de la chirurgie qui préconise la mise en place d’au moins un centre de continuité de soins pour 500 000 habitants.
En ce qui concerne les blocs opératoires, la FHF-Île-de-France souhaite qu’une distinction soit établie entre les périodes de soirée, le samedi après-midi et la journée du dimanche d’une part, et les périodes dites de « nuit profonde » d’autre part. En effet, là où l’ARS applique une analyse uniforme sur la période 18h-8h, cette distinction permet de coller aux réalités vécues dans les hôpitaux : en dehors des périodes dites de « nuit profonde », il est prouvé que l’activité des blocs opératoires des établissements publics de santé franciliens est réelle. La FHF-Île-de-France souhaite donc le maintien des dispositifs actuellement en vigueur concernant les périodes d’activité comprises entre 18h30 et 22/23h ainsi que le samedi après-midi et les heures de jour du dimanche. En revanche, s’agissant des périodes dites de « nuit profonde » comprises entre minuit et 08h00, la FHF-Île-de-France, prenant en compte le faible nombre d’interventions et fondant son raisonnement sur les préconisations du Conseil national de la chirurgie, accepte l’idée de la mise en œuvre de systèmes de complémentarité au sein de chaque département.
S’agissant de l’imagerie médicale, dans le respect des préconisations du Conseil professionnel de la radiologie sur la permanence des soins, un consensus s’est dégagé au niveau de chaque département pour considérer que, d’un point de vue médical, la proposition de l’ARS n’est pas viable. En effet, les statistiques des différents établissements de la région démontrent l’existence d’une activité soutenue la nuit et les week-ends en imagerie médicale (scanners, IRM, imagerie conventionnelle). Des dispositifs d’imagerie médicale sont donc indispensables pour le bon fonctionnement des gardes conservées ainsi que pour les urgences. Pour les sites recevant moins de 300.000 urgences annuelles, des dispositifs plus allégés peuvent être mis en place et des projets engagés pour la création de centres d’interprétation à distance (télémédecine).
Enfin, Frédéric Valletoux « souhaite que l’indispensable réflexion engagée sur la permanence des soins puisse être menée au sein d’un cadre régional associant l’ensemble des acteurs concernés par le sujet, notamment le secteur privé commercial, actuellement peu présent dans la réflexion engagée, l’AP-HP ainsi que les équipes des SAMU et des SMUR. A ce niveau, je me félicite que l'ARS entame un travail d'écoute et de concertation afin de faire émerger une solution négociée».
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cf. mardi 28 septembre - reportage Urgence de nuit… |
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Le journal de 20h de France 2 diffusait le mardi 28 septembre un reportage consacré à la réorganisation de l’offre hospitalière en Ile-de-France. Alors que l’Agence Régionale de Santé propose une réduction drastique des services d’urgence nocturnes, j’ai été interrogé sur la position de la Fédération hospitalière d’Ile-de-France, que je préside.
La FHF Île-de-France qui regroupe 140 hôpitaux et établissements médico-sociaux publics a été destinataire – pour avis – de la proposition de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France sur la réorganisation de la permanence des soins. Avec la Conférence des Présidents de Commission Médicale d’Établissement et les représentants des spécialités médicales concernées, elle présentera le 30 septembre prochain sa propre contribution.
Pour Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau, Conseiller régional et Président de la FHF Ile-de-France : « La question de la réorganisation de l’offre de soins mérite d’être posée, notamment pour les périodes, comme la nuit, où les moyens dont disposent les hôpitaux publics sont parfois sous-utilisés. Toutefois, la réponse apportée par l’ARS d’Ile-de-France n’est pas recevable en l’état : on ne peut pas se contenter d’une formule uniforme s’appliquant partout de la même manière alors que les réalités de terrain et les besoins sont très variables selon les territoires. »
Ainsi, la proposition de l’ARS de supprimer des dispositifs de garde de 18h30 à 08h30 chaque jour de la semaine, ainsi que le samedi après-midi et durant les heures de jour du dimanche, en chirurgie traumatologique, en chirurgie digestive et générale et surtout en imagerie médicale dans les principaux établissements site d’accueil des urgences de la région Île-de-France, pour orienter les prises en charge sur un seul site par département, doit être revue.
« L’application de cette mesure posera d’importants problèmes en termes de continuité de l’offre de soin, et donc de sécurité des patients. En résumé, pour être bien soigné, il vaudra mieux tomber malade un jour de semaine que la nuit ou le week-end ! Cela n’est pas acceptable» précise Frédéric Valletoux.
Dans sa contribution, la FHF Ile-de-France proposera donc des pistes nouvelles de réflexion pour contribuer au débat et accompagner l’ARS : actions de coopérations inter-hospitalières pendant les périodes dites de « nuit profonde », visant à regrouper les équipes médicales et paramédicales par territoire de santé pour la permanence chirurgicale ; recherche d’optimisation des ressources concertée avec les professionnels, adaptée aux périodes d’activités quotidiennes prenant en compte les temps d’accès, le niveau de densité des populations de la couronne parisienne, la capacité, l’organisation et la qualité médicale des sites d’accueil.
Enfin, dans un soucis d’équité et de cohérence, la FHF Ile-de-France invite l’ARS à conduire sa réflexion dans les départements de petite couronne en lien avec l’AP-HP, acteur déterminant du service public hospitalier d’Île-de-France. « Cette réflexion doit être menée au plus près du territoire, pour que soient considérées et respectées les situations individuelles des professionnels médicaux et soignants concernés par les réorganisations à venir », selon Frédéric Valletoux.
Dès 1796, alors que le maire n’est encore qu’une institution naissante, la loi du 16 vendémiaire lui confie la gestion des hôpitaux publics. C’est dire si le lien entre élus locaux et hôpital est ancien et profond, presque naturel. Malgré quelques tentations initiales qui tendaient à réduire à peau de chagrin les prérogatives des élus dans la gouvernance des établissements hospitaliers, la loi Hôpital, patients, santé, territoires a finalement pleinement intégré ce lien essentiel. Dans l’articulation entre directoire et conseil de surveillance, une répartition équilibrée des rôles et des compétences se dessine. En jeu, un service public de santé médicalement compétent, et territorialement cohérent…
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L'égalité d'accès aux soins de tous les Français est un des socles du pacte républicain et l'une des valeurs auxquelles nos concitoyens sont le plus attachés. L'OMS et l'OCDE avaient d'ailleurs souligné l'équilibre de notre modèle français, entre une médecine de ville d'accès aisé et un réseau d'hôpitaux publics assurant les soins, l'enseignement et la recherche, ainsi que différentes missions d'intérêt général.
Mais cette situation relativement équilibrée est de plus en plus fragilisée par l'évolution même des modes de prise en charge de la maladie, qui imposent un suivi au long cours des patients dans le cadre des affections de longue durée, et un regroupement des plateaux techniques garantissant l'accès à des technologies fortement évolutives. L'exemple des accidents vasculaires cérébraux (AVC) est à cet égard particulièrement éclairant : il importe désormais d'organiser une prise en charge précoce des patients, afin d'intervenir dans les quatre heures qui suivent l'AVC, ce qui suppose de bénéficier d'un accès aux IRM mais aussi d'un maillage de compétences humaines au sein d'unités neurovasculaires.
Ces éléments, encore renforcés par la croissance démographique des zones périurbaines au détriment des espaces centraux des métropoles, modifient considérablement la carte des besoins de santé, et leur discordance avec une offre de soins qui reste marquée par l'histoire. Au final, se dessine peu à peu un paysage sanitaire bien différent de celui auquel nous sommes habitués, marqué par l'accroissement des inégalités.
Cette situation n'est pas réservée à quelques territoires ruraux. Elle touche de plein fouet l'Ile-de-France. Sait-on que nombre de territoires franciliens sont de plus en plus dépourvus de spécialistes libéraux ? Que la densité médicale en Seine-et-Marne ou dans le Val-d'Oise est inférieure à celle des régions les moins dotées, comme la Picardie ou la Champagne-Ardenne ?
L'Ile-de-France est en effet le miroir parfois terriblement grossissant d'une situation où, pour paraphraser une formule célèbre, « les patients sont en périphérie et les moyens au centre ».
Non que l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui regroupe près de la moitié des budgets et des lits hospitaliers de la région, ne remplisse pas sa mission. Elle joue en effet un rôle de premier plan en matière de recherche, contribuant à elle seule à la moitié de la production scientifique et médicale du pays. Elle a, par ailleurs, étendu depuis les années 1960 son activité de soins au-delà du boulevard périphérique, dans le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis en particulier. Mais il faut bien reconnaître que, pour des raisons diverses, il reste bien difficile d'organiser de manière équitable la répartition des moyens financiers et humains, qui devraient être pourtant placés au service d'une véritable politique de santé publique à l'échelle de la région. Sur ce plan, l'Etat doit faire preuve de plus de volontarisme. Par exemple, en répartissant plus justement la dotation pour missions d'intérêt général, hors recherche et innovation, qui, selon le rapport présenté au Parlement, était ainsi l'an dernier pour l'AP-HP de 219 millions d'euros, soit 50 % de plus que pour le reste des hôpitaux franciliens. Et cela, sans aucune justification, ni sur la base d'aucun indicateur transparent.
La grave crise économique que nous traversons nous oblige à rechercher énergiquement les marges d'efficience de notre système de santé, en luttant contre les prescriptions inutiles, les transports sanitaires injustifiés, et en organisant des filières de prise en charge qui correspondent aux besoins de la population.
Il ne s'agit certes pas de rêver de table rase, ni de contester l'intérêt pour l'Ile-de-France de disposer d'un « vaisseau amiral », mais on ne peut imaginer que celui-ci trace son cap sans tenir compte de ses partenaires, en cédant à la tentation du « splendide isolement ». Sans dialogue approfondi notamment avec les autres hôpitaux de la première couronne, sans transparence, sans équité dans la répartition des moyens, on ne peut que sécréter un tissu d'incompréhensions, et multiplier les ruptures de prise en charge au détriment des patients.
On ne peut que s'étonner, dans ce contexte, de l'étrange politisation qui conduit le président du Conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, à intervenir publiquement dans la restructuration de l'AP-HP, en promettant des moyens supplémentaires pour les hôpitaux intra-muros. Alors qu'on devrait attendre une réelle politique d'aménagement du territoire au bénéfice des secteurs les moins favorisés, on a assisté ces dernières semaines à un électoralisme peut-être médiatiquement favorable, mais qui sert d'alibi à tous les conservatismes.
Il faut donc attendre de la nouvelle Agence régionale de santé (ARS), créée par la loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires de 2009, que soit mise en oeuvre une véritable approche territoriale, un « aménagement du territoire de santé » qui concilie l'offre et la demande de soins. L'Île-de-France, plus que tout autre région, a besoin de cette cohérence dans l'action publique.
Publié le 2/07/10 - Communiqué
Frédéric Valletoux, président de la Fédérations hospitalière d’Ile-de-France, maire de Fontainebleau et conseiller régional, tient à saluer l’élection de Raoul Briet à la présidence de l’AP-HP.
« L’élection d’un nouveau président à l’AP-HP doit marquer le début d’une ère nouvelle pour les hôpitaux parisiens, une ère de dialogue consensuel avec les autres hôpitaux franciliens. », selon Frédéric Valletoux.
Le président de la FHR Ile-de-France précise que : « Les hôpitaux de la petite et grande couronne ont mené à bien ces dernières années d'importantes réformes de structure et d'organisation. Ils ont ainsi ramené leur déficit de 90 millions d'euros en 2007 à 24 millions d'euros en 2010, sans que cela ne s'accompagne d'une baisse de la qualité de service, au contraire. Aujourd'hui l'AP-HP, avec ses 96 millions d'euros de déficit, doit faire le même chemin. Dans cette perspective, les hôpitaux franciliens veulent tendre la main aux hôpitaux parisiens pour, par exemple, envisager des coopérations entre établissements situés de part et d'autre du périphérique ».
A travers la volonté de dialogue du nouveau président de l’AP-HP, c’est donc l’avenir des hôpitaux franciliens qui se dessine.
Le Congrès de printemps de la Fédération hospitalière d'Ile-de-France s'est tenu le mardi 15 juin à Versailles. L'occasion pour les acteurs du monde hospitalier francilien, qu'ils soient élus locaux, personnels administratifs et bien sûr professionnels de santé, de se rencontrer et d'échanger sur les sujets importants pour l'avenir de l'hôpital public en Ile-de-France, notamment la réorganisation des établissements et l'avenir de l'AP-HP.
Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau et Président de la FHR Ile-de-France : « les hôpitaux de la petite et grande couronne ont mené à bien ces dernières années d'importantes réformes de structure et d'organisation. Ils ont ainsi ramené leur déficit de 90 millions d'euros en 2007 à 24 millions d'euros en 2010, sans que cela ne s'accompagne d'une baisse de la qualité de service, au contraire. Aujourd'hui l'AP-HP, avec ses 96 millions d'euros de déficit, doit faire le même chemin. Dans cette perspective, les hôpitaux franciliens veulent tendre la main aux hôpitaux parisiens pour, par exemple, envisager des coopérations entre établissements situés de part et d'autre du périphérique."
L'AP-HP a accepté le principe du dialogue pour bâtir des coopérations et, dès juillet, la FHR Ile-de-France et l'AP-HP débuteront une série de rencontres afin d'échanger sur le plan stratégique de l'AP-HP et pour évoquer les complémentarités à développer dans la petite couronne.
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Le desert médical est annoncé |
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Elizabeth Hubert, médecin de formation et ancienne Ministre de la Santé, a présenté cette semaine les premières orientations du rapport sur la médecine de proximité qu’elle remettra en octobre prochain au Président de la République.
Ces premiers éléments sont relativement inquiétants, puisque Mme Hubert prévoit que la pénurie de médecins de proximité, auparavant prévue pour 2018-2020, surviendra vraisemblablement plus tôt, laissant très peu de temps aux pouvoirs publics pour s’organiser et faire face.
L’enjeu de son rapport sera alors de proposer des solutions pour attirer les médecins dans les « déserts » médicaux, sous peine d’en arriver à une situation plus que préoccupante, surtout en zones rurales.
Cette situation inquiétante pour la France l’est encore davantage pour la Seine-et-Marne, dont la densité médicale de proximité est déjà inférieure de 28% à la moyenne nationale.
Le plan départemental en faveur de la démographie médicale en Seine-et-Marne qui a été mis en action en mars dernier par le Conseil général apporte à ce titre des réponses nécessaires mais non suffisantes. Mettant en place des bourses spécifiques pour les étudiants en médecine qui accepteraient en échange de venir exercer pour un temps dans les zones les moins médicalisées du département, ce plan aboutira à des solutions trop partielles, à la fois dans l’espace et dans le temps.
Le problème de la médecine de proximité est un problème structurel qui réside dans le fait que les médecins de ville ont de plus en plus de responsabilités alors que leurs conditions de travail sont à certains égards plus contraignantes qu’en hôpital ou en clinique. Hormis la vocation, rien ne pousse donc aujourd’hui les jeunes médecins à exercer en ville. Cela touche surtout les généralistes, qui sont plus que jamais les premiers maillons de la chaîne médicale et qui n’en ont jusqu’à présent tiré que peu de bénéfice.
A problème structurel, réponse structurelle. Selon moi, il devient urgent de légiférer sur le statut même des médecins de ville pour recréer l’attractivité de ce type d’exercice. Cela vaut pour leur rémunération, mais aussi pour les aides qui peuvent leur être apportées par les pouvoir publics pour s’installer, pérenniser leur activité, trouver un remplaçant, renforcer leurs liens avec les hôpitaux et les cliniques etc. Autre solution : favoriser le développement des maisons de santé qui, en mutualisant les compétences sur un même lieu, permettent de sortir les professionnels de santé de leur isolement.
Alors que la loi Hôpital Patient Santé et Territoires renforce le rôle des médecins de ville dans le dispositif médical français, il est désormais nécessaire de revaloriser à l’avenant les fonctions de ces derniers.
PARIS, 12 mars 2010 (AFP) - Le porte-parole de la chef de file UMP en Ile-de-France pour les régionales Valérie Pécresse a jugé vendredi que le maire PS de Paris Bertrand Delanoë et les candidats d'Europe Ecologie agitaient de "fausses peurs" en soutenant l'occupation du siège de l'AP-HP depuis jeudi.
Dans un communiqué, Frédéric Valletoux "déplore l'instrumentalisation par le PS et les Verts de sujets cruciaux pour la santé des Franciliens et l'avenir de l'Ile-de-France".
Après les propos de M. Delanoë et Mme Duflot dénonçant les suppressions de postes à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, il a souligné que "le plan stratégique auquel travaille l'AP-HP ne sera pas adopté avant juin prochain et qu'il donnera lieu à une très large concertation".
Selon le porte-parole de Mme Pécresse, "aucune décision de suppression de poste n’a été prise à ce jour" et "aucun objectif de suppression de poste n’a été fixé au directeur de l'AP-HP".
"Une fois de plus la gauche et les Verts n’ont d'autres arguments dans cette campagne que l'agitation de fausses peurs", a-t-il déploré avant de "saluer l’investissement massif de l’Etat dans l'assistance publique pour améliorer la prise en charge des patients et les conditions de travail des personnels".
Même tonalité du côté du groupe UMP au Conseil de Paris, dont le président Jean-François Lamour a accusé Bertrand Delanoë d'"une fois de plus utilise(r) avec partialité les tensions sociales à son profit".
"A quelques heures du premier tour des élections régionales" M. Lamour et tous les élus du groupe "regrettent que Bertrand Delanoë dresse des conclusions hâtives sur le plan stratégique de l'AP-HP 2010-2014", est-il souligné dans un communiqué.
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris et président du conseil d'administration de l'AP-HP, dont le siège est occupé par des syndicats, a jugé que le responsable était le gouvernement qui "a mis le feu" avec l'annonce de 4.000 suppressions d'emplois.
Cécile Duflot et les candidats Europe Ecologie ont aussi apporté leur soutien et dénoncé la "logique de court terme qui préside à la réorganisation de l’hôpital" par le gouvernement.
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Les porte-parole de Valérie Pécresse réaffirment, comme s’y est engagée Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports, qu’aucune décision concernant l’avenir de l’AP-HP et de ses personnels ne sera prise avant les conclusions en juin 2010 d’une très large concertation associant à la définition du plan stratégique de l’AP-HP les représentants des soignants, les associations de patients, les partenaires sociaux et les élus. Aucun scénario n’est à ce jour arrêté.
Les porte-parole déplorent que M.Huchon agite sur ce sujet des fausses peurs à des fins purement électorales. L’ensemble de la communauté hospitalo-universitaire d’Ile-de-France bénéficiera d’une politique d’investissement très ambitieuse pour améliorer la qualité des soins et de la recherche.
L’objectif que l’AP-HP retrouve une situation financière plus saine n’est en rien contraire aux exigences de proximité et d’excellence qui sont au coeur de l’identité de l’AP-HP et auxquelles Valérie Pécresse est particulièrement attachée.
Ils rappellent que les moyens alloués à l’AP-HP sont en constante augmentation : en 2009, ils ont progressé de 2.7%. L’AP-HP s’est vue attribuer une dotation supplémentaire de 17 millions d’euros au titre de la prise en charge des patients en situation de précarité et une dotation de 5 millions d’euros au titre du financement des activités d’enseignement et de recherche. La rénovation de ses bâtiments, et notamment la maternité du Kremlin-Bicêtre (70M€), la maternité de Port Royal I (106M€), ou dans le cadre du Plan Hôpital 2012, du bâtiment Laënnec de Necker (183M€), se poursuit pour améliorer encore les conditions de prise en charge des patients et de travail des personnels.
Ce mercredi avait lieu la Journée d’Automne de la Fédération hospitalière d’Ile-de-France (FHF IDF), mon premier rendez-vous en tant que Président nouvellement élu de cette instance majeure dans le dispositif de santé publuqe dans notre région. Cela a été l’occasion pour moi de présenter les grandes orientations que je souhaite donner à mon mandat. Concernant d'abord la mise en oeuvre de la loi « Hôpital, patients, santé et territoires », je souhaite que la FHF IDF joue pleinement son rôle d’accompagnateur et de « boussole » dans la rédaction des décrets notamment.
Par ailleurs, j’ai fait écho aux inquiétudes du monde hospitalier quant à son manque croissant de moyens, tant financiers qu’humains. Sur ce point, j’ai rappelé que la FHF IDF se ferait toujours l’avocate des professionnels de santé et saurait aussi être force de propositions pour obtenir de meilleures conditions de travail. La qualité du service public de santé que nous devons offrir aux Franciliens est en jeu.
Frédéric Valletoux, maire (UMP) de Fontainebleau, a été élu le 2 octobre Président de la Fédération hospitalière de France (FHF) Ile-de-France. Il succède ainsi à Yves Tavernier, ancien député-maire (PS) de Dourdan.
Rassemblant près de 150 établissements de soins (hôpitaux, maisons de retraite, établissements de soins de suite…), la FHF Ile-de-France est l’interlocutrice privilégiée des pouvoirs publics sur tous les sujets qui intéressent les politiques publiques de santé sur le territoire francilien.
Au moment ou la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires », promulguée le 21 juillet dernier, préfigure des évolution importantes dans la conduite des établissements de soins et leur offre de nouvelles perspectives, notamment à travers la création des communautés hospitalières de territoire, la FHF va avoir un rôle primordial.
Dans le cadre de sa présidence, Frédéric Valletoux a affirmé son intention, en partenariat avec tous les acteurs du monde hospitalier, de veiller à la mise œuvre de cette loi et de garantir la pérennité d’un service public de la santé performant.
Le Conseil d’administration de la FHF Ile-de-France rassemble des élus locaux, des directeurs d’hôpitaux et des médecins.
Enfin, Jean-Pierre Burnier, actuel secrétaire général de la FHF Ile-de-France, a indiqué qu’il conserverait son poste pendant probablement un an ou un an et demi.
Ce jeudi 1er octobre, la Communauté de communes Fontainebleau - Avon va officiellement acquérir les anciens terrains militaires du quartier du Bréau, qui appartiennent pour quelques heures encore au Ministère de la Défense.
Cette vente est le premier aboutissement d’un grand projet pour notre territoire.
Car c’est sur ces terrains que va être bâtie la future plate-forme hospitalière publique-privée de Fontainebleau. Avec ses 433 lits, la création de cette plate-forme constitue une réelle avancée sur le plan sanitaire : d’abord parce que la construction d’équipements modernes permettra d’offrir des soins de qualité et de faire de ce site le grand pôle hospitalier du sud Seine-et-Marne ; ensuite parce que le partenariat entre les hôpitaux de Fontainebleau et de Nemours (publics) et la Polyclinique de la Forêt (privée) marque une véritable innovation en matière de gouvernance hospitalière. En mutualisant ainsi les moyens, on ouvre la voie à une gestion plus efficace de l’hôpital, et donc à une meilleure prise en charge des patients.
Les premiers coups de pioche de cette infrastructure seront donnés en 2011-2012, pour une ouverture prévue en 2015.
L’accès à la santé est un des piliers de l’Etat de droit, et il appartient aux pouvoirs publics de tout mettre en œuvre pour le garantir. En tant que Maire passionné des politiques de santé publique, je suis heureux de pouvoir travailler en ce sens, en offrant au sud Seine-et-Marne un équipement de référence à tous les niveaux.
Le 4 juin dernier, j’ai eu le plaisir d’accueillir à Fontainebleau le congrès de printemps de la Fédération Hospitalière Régionale d’Ile de France. Ce congrès a réuni les directeurs d’établissements hospitaliers, les présidents des Commissions Médicales d’Etablissement et de nombreux praticiens des hôpitaux franciliens. A l’heure de la réforme de l’offre de soin dans notre pays portée par le gouvernement, et après la confirmation du lancement de notre projet de plateforme public-privé à Fontainebleau, ce congrès a été l’occasion d’échanger, avec les professionnels de la santé, sur la situation actuelle du service public hospitalier dans notre pays mais aussi de l’évolution de notre système de santé. Avec Claude Evin, ancien Ministre de la Santé, et actuel président de la Fédération Hospitalière de France, et Yves Tavernier, actuel Président de la Fédération Hospitalière d’Ile de France, j’ai pu évoquer et mettre en avant le projet bellifontain qui, en tous points, anticipe la réforme votée par le parlement.
> télécharger le discours de Frédéric Valletoux
Animée en direct par Arnaud Fleury, le débat avait pour thème la réforme hospitalière « Hôpital, Patients, Santé et Territoires ». Les autres intervenants étaient André Grimaldi, diabétologue à l'hopital de la Pitié Salpêtrière, un des initiateurs du mouvement de défense de l'hopital, Marc Guillaume, Professeur d'Economie à Paris Dauphine, membre du Cercle des Economistes, auteur de "Economie de la santé, une réforme ? Non, une révolution " (PUF, 2007) et Frédéric Boiron, Vice Président ADH (association des directeurs d'hôpital), par ailleurs Directeur du CH de Beauvais.
> écouter le Podcast sur BFM
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Frédéric Valletoux reçoit Gérard Larcher |
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A quelques jours du débat au Sénat sur le projet de loi réformant l'Hôpital, j'ai accueilli jeudi 7 mai Gérard Larcher, le président du Sénat, à l'hôpital de Fontainebleau venu rencontrer les personnels hospitaliers pour évoquer cette réforme. Visite de plusieurs services, déjeuner autour d'un buffet avec une partie de l'équipe administrative et médicale, ainsi que des représentants du personnel, puis table-ronde sur la nouvelle gouvernance des hôpitaux par la loi Bachelot : le président du Sénat est resté plus de cinq heures dans notre établissement, prenant avec chacun le temps d'une discussion au fond des problèmes et s'inquiétant de l'avis de chacun.
Alors que la commission des affaires sociales avait bouclé la veille son examen du texte, Gérard Larcher, dont le rapport en 2008 avait inspiré le projet de loi, a ainsi pu dévoiler en avant-première aux personnels bellifontains le contenu des amendements sénatoriaux. Ce fut aussi l'occasion pour le président du Sénat de souligner à plusieurs reprises qu'il n'était pas venu au hasard à Fontainebleau : "La démarche entreprise par Fontainebleau depuis 2006, a déclaré Gérard Larcher lors de sa visite, d'une coopération public-public avec l'hôpital de Nemours, et d'une coopération public-privé permettant une reconstruction dotant le territoire d'une offre de soins modernisée est exemplaire. Exemplaire des nouvelles coopérations que prévoit le projet de loi à travers les futures communautés hospitalières de territoire (CHT) ; exemplaire aussi par la qualité du partenariat entre les différents acteurs qui concourrent sur un même territoire à la politique de santé".
Au-delà, Gérard Larcher n'a pas caché son plaisir de revenir à Fontainebleau, une ville qu'il connait bien à double titre : pour y avoir commencé sa carrière de vétérinaire et pour avoir beaucoup fréquenté le Grand Parquet lorsqu'il était le vétérinaire de l'équipe de France d'équitation.
> voir aussi l'article du Parisien
> video de TVsud77 |
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Maquette de l'actuel hôpital |
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Confirmée par le Ministre de la Santé Roselyne Bachelot le 30 janvier dernier la nouvelle plateforme hospitalière public-privé de Fontainebleau verra le jour en 2015. Quel chemin parcouru depuis fin 2005, date à laquelle, tout juste élu, je me suis saisi de ce dossier avec les responsables de l'Hôpital et de la Clinique. Finalement, nous avons construit un projet innovant sur bien des points.
D'abord, il a fallu signer un projet médical commun avec l'Hôpital de Nemours, gage de pérennité d'une offre de soins pour l'ensemble du sud Seine-et-Marne. Après plus de 10 ans d'attermoiements, nous avons signé en juillet 2006 une convention de partenariat, c'est-à-dire de partage des spécialités médicales, qui est entrée progressivement en oeuvre. En étant compatible avec le projet médical que l'Hopital de Fontainebleau avait signé avec la Clinique de la Fôret en avril 2005, nous arrivions ainsi à un projet médical à trois établissements qui a conforté une offre de soins de qualité et moderne pour l'ensemble du sud Seine-et-Marne. Ainsi, nous avons anticipé avant l'heure les réorganisations territoriales prévues dans le projet de Loi Bachelot en cours de discussion au Parlement puisque nous sommes en mesure de concrétiser très vite, avec Nemours, l'une des premières communauté hospitalière de France.
Dans un deuxième temps, il a fallu défendre notre projet d'une nouvelle plate-forme hospitalière au Bréau auprès du Ministère de la Santé. Je dois, de ce point de vue, saluer le travail fait par les équipes de direction de l'Hôpital et de la Clinique, qui, à mes côtés et sans relâche, se sont fortement mobilisées. A l'arrivée, nous avons pu rendre ce projet éligible aux financements du Plan Hopital 2012. Le montage juridique et financier de ce projet bellifontain qui au total s'élève à environ 150 millions d'euros est lui aussi innovant. En associant un hôpital et une clinique, il est à ce jour une première en France pour le niveau de mutualisation des activités.
Enfin, ce projet s'inscrit également dans le cadre de la reconversion des terrains militaires de Fontainebleau désaffectés par le Ministère de la Défense, qui constituent les dernières disponibilités foncières pour répondre aux besoins de développement et d'équipement de l'agglomération de Fontainebleau.
> Cliquez ici pour lire le dossier de presse
Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, a confirmé le 30 janvier, le soutien financier de l’Etat au projet de construction d’une nouvelle plateforme hospitalière à Fontainebleau.
D’un montant de 50 millions d’euros, la subvention de l’Etat au projet de Fontainebleau permet aujourd’hui de lancer concrètement notre dossier.
C’est l’aboutissement de longues années de travail en collaboration avec les équipes de l’Hôpital de Fontainebleau et de la Polyclinique de la Forêt. C’est également la concrétisation d’un projet de territoire, avec l’Hôpital de Nemours, qui conforte une offre de soin de qualité et moderne pour tout le sud Seine-et-Marne.
Après un premier partenariat médical entre l’Hôpital de Fontainebleau et la Polyclinique signé en 2005, et la mise en place d’un projet médical commun en 2006 entre l’Hôpital de Fontainebleau et celui de Nemours, le projet de nouvelle plateforme public-privé de Fontainebleau démarre concrètement.
En parallèle de cette bonne nouvelle, c’est aussi tout le dossier de la mutation des terrains militaires situés au sud de Fontainebleau qui va s’accélérer.
Les chiffres du projet (estimations) :
• Coût total estimé à 151 millions d’euros
• Investissement porté par la Polyclinique : 45,5 millions d’euros
• Investissement porté par l’Hôpital de Fontainebleau
(Etablissement Public) : 105,5 millions d’euros,
dont 50 millions d’aide de l’Etat.
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