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"Les résultats du second tour des élections cantonales ont avant tout confirmé un niveau record de l’abstention pour ce type d’élection, tant sur le plan national avec 55%, que sur le plan local, avec en Seine-et-Marne 59% d’abstention.
Cette faible mobilisation est l’un des enseignements majeur de ce scrutin. Parmi les explications à cette forte abstention, il y a le constat de l’incompréhension du rôle et de la place des conseils généraux. En 2004 et 2008, il y avait concomitamment aux élections cantonales, soit des élections régionales, soit des élections municipales, ce qui était venu gonfler la participation. Cela donne sens à posteriori à la réforme territoriale votée en décembre dernier et qui amorce la fusion entre départements et régions.
En Ile-de-France, la vague rose promise par le Parti Socialiste n’a pas eu lieu, puisque la majorité présidentielle a gagné le Val d’Oise. Avec un tel résultat, la gauche ne peut pas pavoiser.
En Seine-et-Marne, c’est le statu quo puisque la majorité présidentielle a gagné trois cantons, avec de belles victoires de candidats de renouvellement à Thorigny et Roissy, mais nous avons aussi perdu trois cantons.
La défaite dans le canton de Nemours est une surprise car ce canton a toujours été acquis à la droite. Cette perte de l’un de nos « bastions » en Seine-et-Marne est à mettre sur le compte d’une incapacité à fédérer nos forces et à créer une dynamique de campagne. A nous d’en tirer les enseignements et de rapidement nous remettre à l’ouvrage pour préparer les prochaines échéances de 2012".
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Voici le discours qui a été prononcé par mon premier adjoint, Jean-Alec Ducros, à l’occasion des cérémonies commémoratives qui ont eu lieu le 11 novembre dernier à Fontainebleau.
Pour la première fois depuis que je suis Maire, je n'ai malheureusement pas pu assister à cet événement si important pour notre devoir de mémoire.
Je veux néanmoins remercier toutes celles et tous ceux qui y ont participé, car il s'agit selon moi d'un moment essentiel de partage autour de notre Histoire, et d'un acte fort réitéré chaque année pour que les atrocités du passé ne se reproduisent plus.
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Le desert médical est annoncé |
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Elizabeth Hubert, médecin de formation et ancienne Ministre de la Santé, a présenté cette semaine les premières orientations du rapport sur la médecine de proximité qu’elle remettra en octobre prochain au Président de la République.
Ces premiers éléments sont relativement inquiétants, puisque Mme Hubert prévoit que la pénurie de médecins de proximité, auparavant prévue pour 2018-2020, surviendra vraisemblablement plus tôt, laissant très peu de temps aux pouvoirs publics pour s’organiser et faire face.
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Réforme du lycée, renforcement de la formation professionnelle, rallongement de l’année universitaire, élargissement du RSA aux jeunes de moins de 25 ans et création d’un service civil volontaire : tels sont les grands chantiers auxquels le Président de la République veut s’atteler sans délai.
Ces propositions sont largement inspirées des conclusions du récent « livre vert » de la Commission de concertation sur les politiques à destination des 16-25 ans. En tant que membre de cette commission présidée par Martin Hirsch, Haut commissaire à la Jeunesse, j’ai pu percevoir au plus près le long travail de concertation qui, pendant quatre mois, à permis l’élaboration de mesures efficaces pour lutter contre la précarité des jeunes.
Je suis donc pleinement satisfait par les annonces de Nicolas Sarkozy. Le plan présidentiel prévoit en effet des outils pour endiguer directement la précarité, comme l’extension du RSA, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre ; mais il prévoit aussi des mesures pour combattre les problèmes en amont, c’est-à-dire au niveau de la formation.
Un exemple : l’insertion professionnelle des jeunes sans diplômes. « Dès la rentrée prochaine, tous les jeunes de 16 ans qui quitteront l’école seront suivis, répertoriés, et on leur proposera une formation ou un emploi » a affirmé le Président de la République. Par le biais de l’apprentissage ou encore des « écoles de la seconde chance », l’objectif est donc que chacun puisse bénéficier d’une formation de qualité et adaptée à son profil.
Trop souvent on a traité les effets sans en envisager les causes. Grâce à ce plan, la formation va redevenir une clé de la réussite.
L’Ambassadeur de Bulgarie en France, Irina Bokova, vient d’être élue à la tête de l’UNESCO.
Pour moi, c’est une réelle satisfaction.
D’abord, je me réjouis que, pour la première fois de l’Histoire, ce soit une femme qui prenne les rênes de cette institution internationale. Et qui plus est une femme de talent.
J’ai eu l’occasion de rencontrer Madame Bokova à plusieurs reprises, dans le cadre de visites qu’elle a rendues à Fontainebleau. En 2006 notamment, à l’invitation de la Ville, elle est venue présenter les grands axes de la politique bulgare à la veille de l’adhésion de son pays à l’Union européenne. Je me souviens de son engagement pour la construction européenne, de sa volonté de promouvoir l’amitié entre les nations et entre les peuples.
Je suis certain qu’Irina Bokova assumera avec panache les fonctions de Directeur général de l’UNESCO. Le monde de l’éducation, de la science et de la culture ne peut que s’en féliciter.
Hier, 20% des agents postaux se sont mis en grève pour protester contre le changement de statut de la Poste. La crainte d’une privatisation de ce service public qui compte parmi les plus emblématiques est d’ailleurs assez largement partagée pas de nombreux Français.
En tant qu’élu local, je connais l’importance primordiale des services postaux dans le quotidien des Français. Je sais aussi que la crainte est grande, dans les zones rurales, de voir les bureaux de Poste fermer, faute de rentabilité.
Pour autant, je ne partage pas cette inquiétude latente, dont je crois qu’elle est due à un malentendu.
Christine Lagarde a encore répété hier qu’il n’est pas question de privatiser la Poste. La modification de statut vise à la transformer en une Société anonyme à capitaux publics. En clair, seules des entités publiques comme la Caisse des dépôts et consignations pourront en investir le capital.
La Poste restera donc un service public, elle continuera à travailler selon ses principes intangibles : la continuité géographique et l’égalité de traitement entre tous les Français.
Non seulement cette ouverture du capital n’est pas une mauvaise chose, mais elle en est même une bonne. Grâce aux fonds supplémentaire que cette modification de statuts permettra de dégager, la Poste pourra se moderniser -passer à l’ère du numérique, notamment- sans engendrer de surcoût pour les usagers et les contribuables.
La France est sans doute le pays du monde le plus attaché à ses services publics et il n’est aujourd’hui envisagé par personne de leur porter atteinte.
Mais je crois qu’il ne faut pas avoir peur du changement : en l’occurrence, il s’agit de moderniser, et non de démanteler.
Le développement durable fait partie des grandes priorités de Nicolas Sarkozy. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a voulu y consacrer un « super-ministère » (le MEEDDAT, Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire) à la tête duquel a été placé un Ministre d’Etat en la personne de Jean-Louis Borloo.
Cette volonté s’est traduite en actes : nous connaissons le succès rencontré par le « Grenelle de l’Environnement » qui a été voté à la quasi-unanimité à l’Assemblée nationale, droite et gauche confondues. Cette réforme qui fera date entre progressivement en action, et tout le monde s’en félicite.
La réforme de la taxe carbone (ou contribution climat énergie, CCE) s’inscrit pleinement dans la lignée du « Grenelle ».
L’idée est de créer une taxe qui permette de limiter les émissions de gaz à effet de serre. A première vue, on voit mal le lien entre fiscalité et écologie. Et pourtant ce lien existe, et il est même très étroit : en pénalisant les activités fortement émettrices de CO2, la taxe carbone encouragera le recours aux « énergies vertes ».
Certains sont montés au créneau contre cette mesure, mais avec des arguments très différents et pas toujours recevables.
Les socialistes disent que cette taxe est injuste parce qu’elle fait peser sur les ménages une charge fiscale supplémentaire. Je considère que c’est un argument spécieux : la taxe carbone est tout sauf un impôt de rendement, c’est-à-dire que son objectif n’a jamais été de remplir les caisses de l’Etat. Il faut garder à l’esprit que des compensations sont prévues qui « rembourseront » en intégralité le manque à gagner pour les ménages et les entreprises (pour les ménages, cela pourrait prendre la forme d’une baisse de l’impôt sur le revenu ; pour les entreprises, d’une exonération partielle de taxe professionnelle).
L’esprit même de cette taxe est que les Français ne soient pas perdants. En cette période de crise, le Gouvernement n’a d’ailleurs jamais envisagé les choses autrement.
Les Verts d’Europe Ecologie, quant à eux, se sont déclarés tout à fait favorables à la contribution climat énergie. Ils regrettent cependant que sont montant ait été fixé à seulement 14€ par tonne de CO2 émise. Rappelons d’abord que ce montant n’est pas définitif, et que le Gouvernement a voulu que le débat reste ouvert à ce sujet.
Il est clair que la question de l’assiette de la taxe carbone est un sujet délicat. Même si elle sera compensée en intégralité, je considère que lui appliquer un taux trop élevé dès le départ serait une erreur : le volume de la taxe inquiéterait les Français parce qu’ils craindraient pour leur pouvoir d’achat, préoccupation majeure, spécialement en temps de crise. En quelque sorte, je crois qu’il n’est pas utile de jouer à se faire peur.
Je pense que le Gouvernement est en train de trouver un assez bon équilibre entre le nécessaire et l’acceptable. Le débat doit cependant rester ouvert et, à mon avis, les Verts y ont toute leur place. Je suis persuadé que c’est par le dialogue que nous parviendrons à la solution la plus adaptée possible.

Cinquante ans de construction européenne ont-ils permis de rapprocher les modèles d'organisation administrative? Assez peu, note Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau et secrétaire général de l'AFCCRE. Sur la durée, des avancées certaines en faveur de la décentralisation se sont opérées - allant parfois jusqu'à l'autonomie régionale, à l'image de l'Espagne et d'une moindre mesure de la Grande-Bretagne, même si l'on observe une certaine stabilité des modes de gouvernance locaux. Ces différences territoriales n'empêchent pas les collectivités territoriales d'être aujourd'hui les « maîtres d'œuvre» des principales politiques communautaires, en matière de développement durable, de cohésion sociale, de soutien aux acteurs économiques et d'assurer un grand nombre de missions traditionnellement dévolues aux Etats…
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