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29/09/09De vraies avancées en faveur de la jeunesseRéforme du lycée, renforcement de la formation professionnelle, rallongement de l’année universitaire, élargissement du RSA aux jeunes de moins de 25 ans et création d’un service civil volontaire : tels sont les grands chantiers auxquels le Président de la République veut s’atteler sans délai. Ces propositions sont largement inspirées des conclusions du récent « livre vert » de la Commission de concertation sur les politiques à destination des 16-25 ans. En tant que membre de cette commission présidée par Martin Hirsch, Haut commissaire à la Jeunesse, j’ai pu percevoir au plus près le long travail de concertation qui, pendant quatre mois, à permis l’élaboration de mesures efficaces pour lutter contre la précarité des jeunes. Je suis donc pleinement satisfait par les annonces de Nicolas Sarkozy. Le plan présidentiel prévoit en effet des outils pour endiguer directement la précarité, comme l’extension du RSA, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre ; mais il prévoit aussi des mesures pour combattre les problèmes en amont, c’est-à-dire au niveau de la formation. Trop souvent on a traité les effets sans en envisager les causes. Grâce à ce plan, la formation va redevenir une clé de la réussite. 23/09/09Irina Bokova élue à la tête de l’UNESCOL’Ambassadeur de Bulgarie en France, Irina Bokova, vient d’être élue à la tête de l’UNESCO. D’abord, je me réjouis que, pour la première fois de l’Histoire, ce soit une femme qui prenne les rênes de cette institution internationale. Et qui plus est une femme de talent. J’ai eu l’occasion de rencontrer Madame Bokova à plusieurs reprises, dans le cadre de visites qu’elle a rendues à Fontainebleau. En 2006 notamment, à l’invitation de la Ville, elle est venue présenter les grands axes de la politique bulgare à la veille de l’adhésion de son pays à l’Union européenne. Je me souviens de son engagement pour la construction européenne, de sa volonté de promouvoir l’amitié entre les nations et entre les peuples. Je suis certain qu’Irina Bokova assumera avec panache les fonctions de Directeur général de l’UNESCO. Le monde de l’éducation, de la science et de la culture ne peut que s’en féliciter. 23/09/09Statut de la Poste : pas de panique !Hier, 20% des agents postaux se sont mis en grève pour protester contre le changement de statut de la Poste. La crainte d’une privatisation de ce service public qui compte parmi les plus emblématiques est d’ailleurs assez largement partagée pas de nombreux Français. En tant qu’élu local, je connais l’importance primordiale des services postaux dans le quotidien des Français. Je sais aussi que la crainte est grande, dans les zones rurales, de voir les bureaux de Poste fermer, faute de rentabilité. Pour autant, je ne partage pas cette inquiétude latente, dont je crois qu’elle est due à un malentendu. Christine Lagarde a encore répété hier qu’il n’est pas question de privatiser la Poste. La modification de statut vise à la transformer en une Société anonyme à capitaux publics. En clair, seules des entités publiques comme la Caisse des dépôts et consignations pourront en investir le capital. La Poste restera donc un service public, elle continuera à travailler selon ses principes intangibles : la continuité géographique et l’égalité de traitement entre tous les Français. Non seulement cette ouverture du capital n’est pas une mauvaise chose, mais elle en est même une bonne. Grâce aux fonds supplémentaire que cette modification de statuts permettra de dégager, la Poste pourra se moderniser -passer à l’ère du numérique, notamment- sans engendrer de surcoût pour les usagers et les contribuables. La France est sans doute le pays du monde le plus attaché à ses services publics et il n’est aujourd’hui envisagé par personne de leur porter atteinte. 8/09/09Taxe carbone : une mesure juste et nécessaireLe développement durable fait partie des grandes priorités de Nicolas Sarkozy. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a voulu y consacrer un « super-ministère » (le MEEDDAT, Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire) à la tête duquel a été placé un Ministre d’Etat en la personne de Jean-Louis Borloo. L’idée est de créer une taxe qui permette de limiter les émissions de gaz à effet de serre. A première vue, on voit mal le lien entre fiscalité et écologie. Et pourtant ce lien existe, et il est même très étroit : en pénalisant les activités fortement émettrices de CO2, la taxe carbone encouragera le recours aux « énergies vertes ». Les socialistes disent que cette taxe est injuste parce qu’elle fait peser sur les ménages une charge fiscale supplémentaire. Je considère que c’est un argument spécieux : la taxe carbone est tout sauf un impôt de rendement, c’est-à-dire que son objectif n’a jamais été de remplir les caisses de l’Etat. Il faut garder à l’esprit que des compensations sont prévues qui « rembourseront » en intégralité le manque à gagner pour les ménages et les entreprises (pour les ménages, cela pourrait prendre la forme d’une baisse de l’impôt sur le revenu ; pour les entreprises, d’une exonération partielle de taxe professionnelle). L’esprit même de cette taxe est que les Français ne soient pas perdants. En cette période de crise, le Gouvernement n’a d’ailleurs jamais envisagé les choses autrement. Les Verts d’Europe Ecologie, quant à eux, se sont déclarés tout à fait favorables à la contribution climat énergie. Ils regrettent cependant que sont montant ait été fixé à seulement 14€ par tonne de CO2 émise. Rappelons d’abord que ce montant n’est pas définitif, et que le Gouvernement a voulu que le débat reste ouvert à ce sujet. Il est clair que la question de l’assiette de la taxe carbone est un sujet délicat. Même si elle sera compensée en intégralité, je considère que lui appliquer un taux trop élevé dès le départ serait une erreur : le volume de la taxe inquiéterait les Français parce qu’ils craindraient pour leur pouvoir d’achat, préoccupation majeure, spécialement en temps de crise. En quelque sorte, je crois qu’il n’est pas utile de jouer à se faire peur. Je pense que le Gouvernement est en train de trouver un assez bon équilibre entre le nécessaire et l’acceptable. Le débat doit cependant rester ouvert et, à mon avis, les Verts y ont toute leur place. Je suis persuadé que c’est par le dialogue que nous parviendrons à la solution la plus adaptée possible.
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