Rythmes scolaires : Lettre aux parents d’élèves

Fontainebleau ne reviendra pas à la semaine de quatre jours dans les écoles dès cette année, mais sans doute l’année prochaine.
Devant le peu de temps que nous avions pour nous retourner alors que toute l’organisation de la rentrée avait ete calée, et devant l’absence de précisions du Ministère de l’Education nationale il y a encore 15 jours, nous avons décidé avec Gwenael Cler, mon adjointe aux affaires scolaires et l’ensemble de la majorité, de prendre le temps de consulter l’ensemble de la communauté éducative à la rentrée pour une décision applicable en septembre 2018.
Voici le courrier que j’ai adressé il y a quelques jours à tous les parents d’élèves

Mesdames, Messieurs,

Le nouveau gouvernement, tout juste nommé, a annoncé vouloir revenir sur les rythmes scolaires actuels et repasser à la semaine de 4 jours dans les écoles maternelles et élémentaires, pour les villes qui le souhaiteraient dès septembre 2017.

Avec l’équipe municipale, nous sommes favorables au retrait de cette réforme instituée en septembre 2014 par le précédent gouvernement.

Bien que nous ayons tout fait à Fontainebleau pour mettre en œuvre autour de ces nouveaux rythmes scolaires des organisations optimales pour les enfants, il s’avère que l’expérience n’est pas totalement satisfaisante. Dans notre ville, comme dans beaucoup d’autres communes, nous constatons en général une plus grande fatigue pour les élèves.

Pour autant, nous ne pouvons pas sortir des nouveaux rythmes scolaires du jour au lendemain. En effet, nous ne connaissons pas le contexte règlementaire dans lequel le gouvernement compte agir : le décret annoncé par le Ministre de l’Education n’est toujours pas paru.

Chaque année, comme vous le savez, la rentrée scolaire se prépare bien en amont du mois de septembre et la mise au point de la rentrée 2017 est à ce jour quasiment finalisée.

Les deux mois qui nous séparent de la rentrée scolaire ne suffiraient pas à mettre en place une organisation pérenne et efficace. Epargnons à nos enfants les préjudices d’une réforme précipitée.

De plus, la Ville ne souhaite pas bousculer les organisations familiales et professionnelles, probablement déjà définies pour la prochaine rentrée.

Si l’orientation voulue par le gouvernement est confirmée, nous pourrions envisager de vous proposer, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative, un retour à la semaine de 4 jours à compter de septembre 2018.

Ce délai nous permettra d’ouvrir une concertation, notamment au sein des groupes de travail mis en place depuis 2014 dans le cadre du projet  éducatif territorial (PEDT), qui associe les parents d’élèves, les enseignants, l’inspection académique et les services municipaux.

Nous pourrons ainsi tous ensemble tirer un bilan de l’ancienne organisation pour en garder les points forts et de pouvoir aborder la rentrée scolaire 2018 en toute sérénité.

C’est donc au terme de cette concertation, qui se déroulera à l’automne 2017, que nous déciderons ensemble, ou non, de revenir à la semaine de 4 jours à partir de septembre 2018.

Comptant sur votre compréhension, je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Gwenaël CLER           Frédéric VALLETOUX

Adjointe au maire en charge           Maire de Fontainebleau

des Affaires Scolaires         Conseiller régional d’Ile-de-France

Tribune libre : Vu des territoires, le devoir de réussir.

Voici la tribune que j’ai co-signée avec 21 autres maires LR et UDI dans le journal L’Opinion. Une contribution parmi tant d’autres en ce moment sur la situation politique née de l’élection d’Emmanuel Macron et la nécessité pour l’avenir d’inventer d’autres formes politiques.

” Voilà six mois, la famille de la droite et du centre se rêvait en un groupe majoritaire écrasant à l’Assemblée nationale. Après une présidentielle ratée et à l’issue des législatives, le bilan est rude.

La défaite moins ample qu’annoncée ne doit pas faire oublier que, jamais sous la Ve République, la droite et le centre n’ont eu une représentation aussi faible à l’Assemblée. Le cataclysme électoral que nous venons de vivre, oblige chacun, au niveau national comme dans les territoires que nous représentons, à une réflexion sur ce qui s’est passé, sur ce qu’il advient et sur ce qu’il convient de faire.

Parmi les éléments du diagnostic, retenons les plus forts à nos yeux.

À droite comme à gauche, les primaires peuvent conduire à une radicalité invalidante : nonobstant l’affaire Pénélope, le projet porté par François Fillon était-il de nature à convaincre une majorité de Français ? N’ayant plus la force d’abandonner leur soutien à des chefs de file qui reviennent sur leur parole, les partis ont perdu leur crédibilité. Ils ne savent plus attirer de nouveaux adhérents, ni suffisamment intégrer les forces de la société civile. Il nous faut tenir compte du désamour dont nos formations politiques sont victimes et coupables.

Emmanuel Macron a été élu pour bien des raisons, parmi lesquelles notre propre faiblesse. L’ancienne forme militante a été bousculée par des formes plus agiles et peut-être plus éphémères ; le dynamisme a payé. Mais enfin, la double crise de notre système partisan et de notre système représentatif aurait pu connaître des conséquences plus dramatiques. Nous n’avons pas élu un Donald Trump et nous n’avons pas voté pour un Brexit.

Vu de l’extérieur, ce rassemblement est d’abord un enthousiasme, l’énergie première de la politique

Large rassemblement. Avec l’élection d’Emmanuel Macron, avec la nomination d’Edouard Philippe, le tableau de la vie politique française a quelque chose de changé ; des éléments indéfinissables obligent à modifier notre point de vue. Le clivage droite-gauche semble dépassé, au moins pour un temps. Le marcionisme appelle encore sur bien des points une clarification idéologique, mais il pose les bases d’un large rassemblement.

Vu de l’extérieur, ce rassemblement est d’abord un enthousiasme, l’énergie première de la politique. Ensuite, il paraît être le rendez-vous des réformateurs, de tous ceux qui refusent la sinistrose. Vu de nos mairies, de nos territoires, la figure d’Édouard Philippe, maire du Havre, rassure. Vu de nos familles politiques, nous devons convenir que, malgré quelques divergences, nous sommes d’accord avec une large part du projet. Tout cela rend l’opposition tactique incompréhensible, voire mesquine. On ne peut pas espérer l’échec du gouvernement.

Nous devons donner une chance à ce nouveau destin. Les formes politiques restent à préciser, mais l’état d’esprit est clair : soyons constructifs

Que le FN ou La France insoumise s’opposent sur des bases politiques ou idéologiques, soit. Mais une opposition à Emmanuel Macron qui viendrait d’anciens soutiens d’Alain Juppé aurait-elle un sens ? On comprend que certains jugent que leur devoir est de préparer l’alternance demain ; ils comprendront que le nôtre pourrait être de réussir aujourd’hui.

Nous devons donner une chance à ce nouveau destin. Les formes politiques restent à préciser, mais l’état d’esprit est clair : soyons constructifs.

Constructifs car personne ne veut que la France perde encore cinq ans. Constructifs car nos concitoyens attendent des résultats concrets pour améliorer leur vie quotidienne. Constructifs au point d’espérer la réussite du quinquennat et celle du gouvernement. Constructifs aussi à hauteur de la crise de la représentation et des difficultés économiques du pays. Constructifs car le renouvellement des méthodes politiques est indispensable au retour d’une société de confiance. Constructifs car rien ne sera réglé facilement.

Bonnes volontés. Cela ne signifie pas donner un blanc-seing, ni être d’accord sur tout. Le programme du quinquennat doit être renforcé et parfois repositionné sur des axes fondamentaux dont certaines des réformes fiscales ou le rétablissement d’une autorité bienveillante qui est d’abord une autorité. Le respect de nos règles de vie collective est l’une des conditions pour que le « vivre ensemble » soit autre chose qu’une incantation. Si le projet d’une « France start-up » porté par le principe d’efficacité nous convient, il faut rappeler que les principes d’inclusion et d’équité restent la quille du navire sociétal. Nous l’éprouvons au quotidien dans les territoires que nous représentons.

Nous voulons tirer les leçons de nos échecs et participer à la modernisation de la vie politique. Nous saluons la création d’un groupe « LR constructifs – UDI – Indépendants » à l’Assemblée nationale et nous pensons que la démarche doit aller au-delà. Le non-cumul des mandats éloigne les parlementaires des territoires ; les élus locaux devront également être écoutés. Nous souhaitons un dialogue constructif avec le gouvernement. Avec notre sensibilité, avec parfois nos réserves, nous sommes prêts à soutenir toute initiative utile. N’en doutons pas, les difficultés qu’il faudra bientôt surmonter appellent des bonnes volontés partout dans le pays. ”

Christophe Béchu est maire LR d’Angers et sénateur du Maine-et-Loire ; Arnaud de Belenet est maire LR de Bailly-Romainvilliers, président de Val d’Europe et conseiller départemental de Seine-et-Marne ; Xavier Bonnefont est maire LR d’Angoulême ; Jean-Yves de Chaisemartin est maire UDI de Paimpol et vice-président du conseil départemental des Côtes d’Armor ; Alain Chrétien est maire LR de Vesoul et président de la communauté d’agglomération de Vesoul ; François Decoster est maire UDI de Saint-Omer et vice-président de la Région Hauts-de-France ; Vincent Delahaye est maire UDI de Massy et sénateur de l’Essonne ; Jean Dionis du Séjour est maire UDI d’Agen et président de la communauté d’agglomération d’Agen ; Dominique Faure est maire UDI de Saint-Orens de Gameville ; Brigitte Fouré est maire UDI d’Amiens et vice-présidente de la Région Hauts-de-France ; Louis Giscard d’Estaing est maire UDI de Chamalières; Patrick Leclerc est maire de Landerneau; Frédéric Leturque est maire UDI d’Arras et vice-président de la Région Hauts-de-France ; Pierre Méhaignerie est maire UDI de Vitré et président de Vitré Communauté ; Nicolas Méary est maire UDI de Brétigny-sur-Orge et vice-président du conseil départemental de l’Essonne ; Jean-Paul Michel est maire UDI de Lagny-sur-Marne et président de Marne-et-Gondoire, François-Xavier Priollaud est maire UDI de Louviers et vice-président de la Région Normandie ; Franck Reynier est maire UDI de Montélimar et président de Montélimar Agglomération ; Alexandra Rosetti est maire UDI de Voisins-le-Bretonneux​; Marie-Hélène Thoraval est maire LR de Romans-sur-Isère ; Frédéric Valletoux est maire LR de Fontainebleau et conseiller régional d’Ile-de-France ; Francisque Vigouroux est maire UDI d’Igny.

Discours du 14 juillet 2016

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention du 13 juillet, à l’occasion des festivités de la Fête nationale à Fontainebleau. Bien évidemment, j’ignorais alors que dès le lendemain, la barbarie et la haine frapperaient de nouveau notre pays…

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Monsieur le Sous-Préfet,
Mesdames et Messieurs les maires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Madame la Présidente du TGI de Fontainebleau,
Mesdames et Messieurs les officiers,

La République, avec ses valeurs, ses symboles, ses institutions est un bien commun pour tous les Français sans distinction d’origine familiale ou de condition sociale. Et la communauté nationale se retrouve pour reconnaître dans ces festivités du 14 Juillet, jour de la Fete Nationale, l’un des ciments du Pacte républicain.

Cela fait 136 ans, depuis 1880 très exactement, que le 14 juillet a été choisi pour être le jour de la fête nationale. Ce jour là, nous célébrons avant tout l’unité nationale autour des valeurs et des emblèmes de la République : le drapeau bleu, blanc, rouge ; notre hymne national, La Marseillaise ; une devise constituée de 3 mots, 3 concepts fondateurs – Liberté, Égalité, Fraternité ; mais aussi le lien sacré entre l’Armée et la Nation. La Nation, ce vouloir vivre-ensemble, c’est-à-dire cette conviction que nous avons à la fois un héritage partagé mais également une communauté de destin.

Or, cette année, ces célébrations prennent un accent un peu particulier. En effet, rarement dans notre histoire récente, ressentons-nous de manière aussi vive qu’aujourd’hui, le besoin de défendre ces deux piliers de notre pays – la République et la Nation – qui sont confrontés à des défis et des menaces inédites.
Je n’ai pas besoin ici de vous rappeler le contexte dans lequel nous vivons. Les attentats barbares de l’année 2015 sont venus nous rappeler avec brutalité à quel point ce que nous considérions hier encore comme acquis, est fragile et précieux.

L’objectif que poursuivent les ennemis de la France est simple : détruire la Nation, saper son unité, en s’attaquant à ses symboles, à ses institutions, au ciment même sur lequel nous avons, génération après génération, bâti ce pays. L’égalité Républicaine, l’État de Droit, la laïcité, les libertés individuelles, comme la liberté d’expression, la liberté de culte, l’égalité homme-femme…

A cette menace, à ces attaques, nous devons répondre sans concession, sans céder un centimètre de terrain à l’obscurantisme, à toutes les formes de totalitarisme. Mais nous répondrons en restant fidèles à nos valeurs et à notre histoire. Nous répondrons avec nos armes : le droit contre la violence aveugle, la justice contre l’arbitraire, la solidarité face à la haine de l’autre, l’unité face aux tentations du communautarisme et d’exclusion.

La France est forte et la République est solide. Chaque crise, on le voit, est ainsi l’occasion d’un mouvement massif et spontané de réaffirmation d’attachement à nos valeurs. Nous le voyons bien avec l’augmentation très importante depuis l’année dernière de jeunes qui ont souhaité s’engager pour défendre leur pays. En 2015, 170 000 jeunes ont poussé la porte d’un centre de recrutement, 50 000 de plus que l’année précédente. C’est la preuve que notre Nation est avant tout riche des hommes et des femmes qui la composent et qui sont prêt à s’impliquer personnellement pour la défendre.

En ce jour du 14 juillet, je tiens particulièrement à profiter de l’occasion qui m’est donnée de prendre la parole devant vous tous – M. le Sous-Préfet, représentant l’Etat, Mesdames, Messieurs les autorités civiles et militaires, Mesdames, Messieurs les Maires et élus du Territoire – pour, en notre nom à tous, rendre un hommage tout particulier à l’ensemble des forces de sécurité et de secours. Forces armées, pompiers, police, gendarmerie, SAMU, urgentistes dont certains corps sont représentés aujourd’hui dans le défilé militaire.

C’est lorsque nous sommes attaqués, lorsque notre pays est en difficulté, confronté à une attaque terroriste ou à un épisode climatique extrême comme nous venons de le vivre, que nous réalisons pleinement le rôle absolument indispensable que jouent ces hommes et ces femmes.

Et c’est précisément parce qu’ils jouent ce rôle essentiel qu’ils sont parfois eux-mêmes pris pour cibles et menacés. Menacés et pris pour cible, uniquement parce qu’ils sont ce qu’ils sont, c’est-à-dire des agents du service public, des héros anonymes du quotidien, engagés pour défendre la France, pour protéger les Français, pour venir en aide aux personnes en danger, pour sauver des vies.

Sauver des vies, venir en aide à la population et aux personnes en situation de détresse, il en a également été très largement question il y un peu plus d’un mois, au moment où plusieurs départements, dont la Seine-et-Marne, ont été durement touchés par des inondations importantes qui ont fait énormément de dégâts matériels et plusieurs victimes.

L’ensemble des services du SDIS ont, en l’espace de quelques jours, répondu à 4.500 alertes, ce qui a nécessité au plus fort de la crise la présence dans les communes touchées de sud Seine-et-Marne, plus de 300 pompiers mobilisés simultanément.

4.000 personnes à évacuer, des sauvetages à effectuer avec l’aide notamment des hélicoptères de la Sécurité Civile et des bénévoles de la Protection Civile ; une coordination importante entre les différents services départementaux avec des renforts issus des SDIS de plusieurs départements, de la BSPP (pompiers de paris) et des UIISC (Unité de la sécurité civile basée à Nogent le Rotrou et de Brignolles) ; une participation fortes des différentes unités spécialisées : plongeurs spécialisés dans le sauvetage nautique, Unité chimique, la reconnaissance aérienne ; sans oublier les personnels administratifs et techniques qui ont participé aux opérations à travers le soutien logistique, mécanique, alimentaire et en salle de crise.

Encore une fois, il me semblait important de citer ces quelques éléments qui donnent un aperçu de l’ampleur de l’effort qui a pu être mobilisé pendant ces quelques jours de crises liées aux inondations.

C’est aussi pour leur rendre hommage que j’ai souhaité inviter les maires des communes du territoire à être parmi nous aujourd’hui.
Vous m’autoriserez, Mesdames et Messieurs les Maire, à parler en notre nom à tous pour remercier l’ensemble des forces de sécurité et de secours qui ont été à pied d’œuvre pendant ces quelques jours difficiles. Vous qui, dans les communes inondées, avez été aussi en première ligne de l’aide à vos concitoyens, vous mesurez mieux que quiconque l’apport essentiel des forces de sécurité dans les moments de crise et de détresse.

La République s’incarne par les hommes et les femmes qui constituent ses Institutions : la Police, l’Armée, les Pompiers, les Elus, et plus largement tous ceux qui travaillent tous les jours au service de l’intérêt général… Que ce jour de Fête Nationale soit l’occasion pour nous de leur rendre hommage et de les remercier.
Vive la République, Vive la France et Vive l’Europe.

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Budget 2016 : le Pays de Fontainebleau poursuit son effort d’investissement

Le conseil communautaire a débattu mardi 19 janvier le budget de la Communauté de Communes du Pays de Fontainebleau. Il a été adopté avec une très large majorité : 33 voix pour, 5 contre et aucune abstention.

Ce budget 2016 est un budget de transition. Il succède à une année d’investissements particulièrement forte et de rigueur accrue sur la gestion du fonctionnement, et précède d’importants changements pour notre Communauté de Communes qui fusionnera au 1er janvier 2017 avec 4 autres intercommunalités.

Compte tenu des enjeux et de l’importance prise par la Communauté de communes ces dernières années, il me semble utile de clarifier les grandes lignes… et de rétablir quelques vérités !

Le montant total du budget 2016 s’élève à 28M€, répartis en 20M€ de dépenses de fonctionnement et près de 8M€ de dépenses d’investissement.

Concernant les dépenses de fonctionnement (qui englobent le fonctionnement des structures sportives, les déchets ménagers, les transports urbains, l’eau et l’assainissement, ainsi que le fonctionnement administratif de la CCPF), je veux revenir sur la question des charges du personnel, qui vont augmenter de 1 M€ en 2015 à 1,2 M€ en 2016.

La Communauté de Communes avait opéré en 2015 dans le cadre d’un budget en fonctionnement de rigueur. Les équipes ont été rationalisées autant que possible, mais ce système a des limites : ce sont des équipes qui souffrent quand elles sont en sous-effectifs, ce sont des usagers qui sont mécontents lorsque le service public n’est pas de qualité. Il fallait donc renforcer les équipes afin d’assurer une continuité et une qualité du service public. Ainsi, nous faisons le choix de créer au total un poste sur les services administratifs, et un autre d’agent d’entretien pour renforcer l’équipe affectée au stade Philippe-Mahut dans la perspective de l’ouverture du nouveau bâtiment vestiaires-tribune. Rappelons que ce bâtiment nouveau, c’est 900 m² à destination des scolaires et de l’activité des clubs, fonctionnant sept jours sur sept. Un choix que j’assume pleinement.

Pour financer cela, pas de hausse d’impôts en 2016, mais des efforts de gestion. En 2015, ces efforts de gestion ont déjà porté leurs fruits puisqu’en 2016 nous constatons une hausse de l’autofinancement.

Concernant les dépenses d’investissement, le budget prévoit comme principales opérations la finalisation des travaux du stade Philippe-Mahut, la réfection et la couverture des terrains de tennis de Bourron-Marlotte (800 K€), l’extension de la base nautique de la Magdeleine (1,7 M€) et la relocalisation de l’accueil touristique (350 K€).

Au 1er janvier 2015, la CCPF présentait un niveau de dette de 22,6 M€, représentant en théorie 655 € par habitant. Mais en pratique, si l’on isole de cette dette un montant de 40% correspondant en réalité à de l’investissement pour l’eau et l’assainissement (investissements qui ont leur propre mode de financement, par le prix de l’eau notamment), le montant de 60% restant correspond à une dette de 393 €/habitant.

Par ailleurs, si l’on met cette dette de 22,6 M€ en regard du volume d’investissement qui est de plus de 90 M€ entre 2004 et 2014, on se rend compte que la CCPF a eu un recours soutenu à l’autofinancement sur cette période, ce qui est naturellement signe de sa solidité financière.

Cette dette correspond donc à un niveau significatif d’investissements portés par la CCPF, ce qui est signe d’une intercommunalité dynamique, qui avance et qui se projette dans l’avenir.

Frédéric Valletoux

Attentats de Paris, appel au recueillement

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Une nouvelle fois, la France a été touchée hier soir par le terrorisme, avec une violence et une barbarie inédites. Une nouvelle fois, ce drame nous interpelle tous et doit nous mobiliser.

Je tiens à exprimer, au nom de la Ville de Fontainebleau, toute notre peine et notre solidarité avec les victimes et leurs proches.

Avec l’équipe municipale, nous avions envisagé d’organiser avec la population un temps de recueillement pour nous associer au deuil national décrété pour 3 jours. L’Etat ayant légitimement décidé, pour des raisons de sécurité, d’interdire toutes les manifestations et rassemblements sur la voie publique en Ile-de-France, d’aujourd’hui jusqu’à jeudi prochain, cette initiative est annulée.

Exprimons néanmoins notre deuil et notre solidarité en posant ce soir des bougies sur le bord de nos fenêtres. Des bougies seront allumées sur les balcons de l’Hôtel de Ville à partir de 18h.

Dans l’épreuve, montrons que nous restons unis et attachés à nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Frédéric Valletoux

Maintien et extension du collège Lucien Cézard : la victoire de la ténacité et du bon sens

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Jean-Jacques Barbaux, Président du Conseil départemental de Seine-et-Marne, a fait récemment l’annonce du maintien et de la prochaine extension du collège Lucien Cézard. C’est de mon point de vue la victoire de la ténacité et du bon sens sur ce sujet, alors que la majorité départementale précédente, dirigée par la gauche, avait été jusqu’à remettre en question le maintien du collège pour ne pas avoir à en financer les travaux d’extension.

La rénovation et l’extension du collège Lucien Cézard est un projet que notre municipalité porte depuis 2005. Nous avions à l’époque préempté un terrain de 2400m2 jouxtant le collège pour un montant de 637 000 euros, en nous engageant à rétrocéder ce terrain à titre gracieux au Conseil général.

Le collège est aujourd’hui éclaté sur trois sites : la cantine et les salles de technologie sont éloignées du site principal, créant de l’inconfort et de la dangerosité. Il faut aussi résoudre des problèmes d’exigüité des locaux et de manque de stationnement pour le personnel enseignant et administratif.

Face à ce constat, cela fait 9 ans que nous nous battions pour que le Conseil départemental s’empare du dossier. Il a fallu attendre l’alternance politique pour que ce dossier soit enfin considéré. Nous attendons désormais le démarrage des travaux, et sommes confiants dans le calendrier annoncé, qui prévoit le début du chantier en 2017, pour une ouverture à la rentrée de septembre 2019. Le montant du chantier s’élève à 18 millions d’euros.

Un autre changement affectera le milieu scolaire bellifontain : nous savions que la création d’un collège à Vulaines allait conduire à ce que l’un des trois collèges de Fontainebleau ferme. Nous revenons à un scénario qui faisait consensus : le collège Couperin fermera ses portes, mais se recentrera sur de nouvelles filières de formation post-bac dont le Sud Seine-et-Marne a tant besoin, telles que des classes préparatoires ou des classes de BTS.

Sécurité routière : La forêt de Fontainebleau reste un point noir.

Double page ce matin dans l’édition Seine-et-Marne du Parisien sur les très mauvais chiffres des accidents de la route dans notre département (+30% de tués sur les huit premiers mois de l’année en deux ans). L’Etat semble vouloir intensifier les contrôles, c’est très bien, mais cela ne suffit pas.

Dans ce triste tableau, la forêt de Fontainebleau fait figure de point noir : trop de vitesse, trop de poids lourds. Depuis des années, je demande de vrais aménagements routiers, un abaissement des vitesses autorisées, de nouveaux radars et des contrôles plus fréquents … sans jamais avoir été entendu ! Si seulement ces tristes chiffres pouvaient faire évoluer cette réalité.

Article du Parisien 77 du 16 septembre 2015

Article du Parisien 77 du 16 septembre 2015

Réforme du Collège : le maintien des sections internationales, seule bonne nouvelle d’une réforme aberrante et inutile

Communiqué de presse“La réforme des collèges voulue par la Ministre de l’Education Nationale veut enterrer les sections européennes et bilingues, qui sont pourtant des éléments moteurs dans les établissements secondaires qui en possèdent.

La France apparaît régulièrement en queue du peloton européen dans l’apprentissage des langues, mais le Gouvernement affaiblit encore la formation des élèves dans ce domaine. La maîtrise d’une langue étrangère est pourtant devenue indispensable pour aborder avec ambition les études supérieures et la vie professionnelle. Sous couvert d’un égalitarisme mal venu, c’est en fait un véritable nivellement par le bas qui est opéré. Au lieu d’étendre des dispositifs qui fonctionnent, on les supprime pour ne pas discriminer ceux qui n’en profitent pas.

A Fontainebleau, ville où l’on apprend les langues dès la maternelle, ville laboratoire où les sections internationales et européennes ont toujours été des facteurs d’excellence dans le giron de l’école de la République, on ne peut que déplorer ces mesures qui ne feront qu’amplifier la fuite des élèves vers le privé.

Seule consolation, les sections internationales sont à ce jour préservées. Je resterai très vigilant pour que cela reste le cas.”

 

Inauguration des logements 88 rue Grande

J’ai inauguré ce matin un immeuble de centre-ville totalement rénové par la Société d’économie mixte (SEM) du Pays de Fontainebleau. Cet immeuble, jusqu’à présent en partie inoccupé pour cause de vétusté, comporte aujourd’hui un étage de bureaux et 6 logements, dont 4 sont des logements sociaux. C’est un très belle réussite, exemplaire de cette volonté que j’ai avec mon équipe de favoriser à la fois la réhabilitation de logements vétustes et la mixité sociale. Il y a quelques mois, c’est un autre immeuble rue Aristide Briand qui avait fait l’objet d’une réhabilitation de ce type. Bravo aux équipes de la SEM.

rénovation cour intérieure 88 rue Grande

rénovation façade 88 rue Grande

Tous les coups ne sont pas permis en politique

J’ai annoncé lundi soir en conseil municipal mon intention de déposer prochainement une plainte pour dénonciation calomnieuse contre ceux qui, lors de la dernière campagne municipale, ont largement diffusé des accusations de malversations, de magouilles et de prévarications visant mon premier adjoint d’alors et moi-même dans le dossier du nouveau cinéma de Fontainebleau.
Ces accusations totalement farfelues et inventées, diffusées à quelques jours des dernières élections municipales et portées à la connaissance de la Justice par mes détracteurs, ont fait récemment l’objet d’un classement sans suite de la part du Procureur de la République de Fontainebleau. Mais à l’époque, il s’agissait pour ceux qui en sont à l’origine d’instrumentaliser la justice à des fins électorales, en nous accusant pêle-mêle de “faux en écritures publiques”, “conflit d’intérêt”, “détournement de fonds publics”, “dilapidation de fonds publics”, “prise illégale d’intérêts”, et “délit de favoritisme”.
Ce procédé est totalement abject et ces méthodes, qui visent à mentir pour salir, à jeter en pâture l’honneur des uns et des autres pour espérer grappiller quelques voix, doivent être combattues avec la plus grande fermeté.
A l’époque, j’ai condamné de tels agissements, mais à quelques jours des élections il n’est pas toujours aisé d’être audible. J’ai donc attendu pour réagir que la justice statue sur ces attaques ignobles et déshonorantes.
Aujourd’hui, c’est sur le même terrain de la Justice que je compte porter l’affaire, pour au moins trois raisons.
D’abord, je le fais pour défendre certes mon honneur, mais au-delà celui de mon premier adjoint, Jean-Alec Ducros, déjà affaibli par la maladie à l’époque et qui, aujourd’hui, n’est plus là pour se défendre. Si à 39 ans, en 2005, j’ai choisi de me présenter à des fonctions électives et ensuite de me consacrer à ces missions, c’est au nom d’une conception de l’action politique et publique aux antipodes des accusations que l’on a formulées contre moi. 

Ensuite, je le fais pour mettre à jour les méthodes utilisées par mes opposants pendant cette campagne des municipales : la manipulation, l’utilisation de prête-noms et le mensonge.
Enfin, je le fais pour démontrer par là même, s’il en était encore besoin, la complète légalité et transparence de ce projet de cinéma.
Tous les coups ne sont pas permis en politique. C’est la deuxième fois depuis que je suis maire que j’en appelle à la Justice pour défendre mon honneur. La première fois, en 2007, le maire d’Avon de l’époque avait été condamné pour injure publique à caractère nazi à mon encontre par le TGI de Fontainebleau. Aujourd’hui, j’irai jusqu’au bout de cette nouvelle action.
“On ne fait pas de la politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans”, a dit un jour André Malraux. Je le crois profondément.