Communiqué de presse : Approbation des acomptes administratifs 2018

L’approbation des comptes administratifs 2018 confirme
une gestion saine et rigoureuse dans la durée.

Lors de la séance du conseil municipal le lundi 27 mai 2019, à l’occasion du vote des comptes administratifs 2018, le débat a permis de mettre en avant la bonne santé financière de la Ville de Fontainebleau.

Au-delà de la seule analyse de l’année 2018, ces comptes administratifs révèlent à nouveau l’extrême rigueur avec laquelle est géré le budget de Fontainebleau.

En effet, en dix ans, les dépenses de fonctionnement ont évolué de seulement 0,39%, passant de 20,408M€ (budget 2008) à 20,487M€ (budget 2018).

La masse salariale, premier poste des dépenses de fonctionnement, est également stabilisée, ne progressant en 10 ans que de 0,9% à Fontainebleau, là où la moyenne nationale est une augmentation de 15% !

Quant aux dépenses à caractère général (les « charges courantes »), elles sont en baisse ! En effet, elles passent de 6,8M€ en 2008 à 5,9M€ en 2018, soit une diminution de 9,9%.

Au cours des 10 dernières années, le niveau de l’épargne brute (c’est à dire ce que la Ville dégage comme épargne), hors cessions immobilières, est toujours resté stable, à un niveau moyen de 1,5M€ par an. Là encore, constatée sur une période longue, la performance démontre la constante rigueur dans la gestion budgétaire.

Surtout, cet effort sur le fonctionnement a permis de dégager des marges de manoeuvre conséquentes pour investir. Ainsi, sur l’ensemble du mandat 2014-2020, ce sont plus de 30 millions d’euros qui ont pu être investis pour rénover, embellir et moderniser la ville.

Cette politique d’investissement pour l’’avenir, rendue possible grâce à l’épargne et à l’autofinancement qu’elle permet, l’est aussi par l’emprunt bien sûr. Comme Frédéric Valletoux s’y était engagé il y a 10 ans, le stock de dette a toujours été stabilisé aux environs de 20M€. À Fontainebleau, on n’emprunte pas plus qu’on ne rembourse.

Au gré des conjonctures et surtout des projets, il peut y avoir des écarts d’une année à l’autre sur les lignes comptables, mais la bonne gestion locale doit s’apprécier sur le temps long. Au regard des comptes administratifs 2018 et de la mise en perspective avec les chiffres de 2008, la gestion tout au long de ces années se révèle saine, cohérente et stable.

Elle est le résultat d’une détermination jamais prise en défaut et d’une incontestable rigueur.

Le Grand Parquet conforté dans son rôle et son statut

Oui le stade équestre du Grand Parquet est bien un « service public » et les subventions publiques sont totalement fondées

Dans une décision rendue le 23 avril 2019, la Cour Administrative d’Appel a jugé comme totalement légal le mode de gestion mis en place pour le stade équestre du Grand Parquet depuis une dizaine d’années, confirmant ainsi que sa gestion s’était toujours faite, sous mon mandat et telle que votée par l’ex-Communauté de communes du Pays de Fontainebleau, dans le respect de la loi et du droit administratif.

Il faut rappeler que pour tenter de faire croire que la gestion de cet équipement était illégale, M. Dimitri Bandini, élu de la gauche avonnaise, avait demandé au Tribunal administratif de Melun l’annulation des décisions budgétaires de la Communauté de communes, estimant que le Grand Parquet devait être considéré commune un « Service public industriel et commercial » (EPIC) et donc devait s’équilibrer sans subventions, alors que le site a toujours été géré comme un service public classique, dont l’objet principal est en l’occurrence de participer au rayonnement du territoire.

En décembre 2016, M. Bandini et tous ceux qui ont toujours fait du Grand Parquet un objet de polémiques politiciennes, avaient instrumentalisé auprès des Bellifontains, mais aussi auprès des communes qui s’apprêtaient à rejoindre la nouvelle communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau naissante, un jugement assez surprenant du Tribunal administratif de Melun. Surprenant, ce jugement l’était car il confondait la nature de l’Office du Tourisme (lui-même un EPIC), et l’un des objets dont l’Office avait la gestion, en l’occurrence le site du Grand Parquet.

C’est ce jugement du TA de Melun qui vient d’être totalement contredit, et donc annulé, par la Cour administrative d’Appel de Paris, qui confirme ainsi la légalité de la qualification de service public administratif du Grand Parquet et des subventions qui sont donc normalement versées pour le faire fonctionner.

Cette décision judiciaire est importante. Non seulement elle confirme le bien-fondé de la gestion de ce site essentiel pour le développement économique de notre territoire (350.000 visiteurs par an, plus de 10 millions d’euros de retombées économiques), mais au moment où l’avenir du Grand Parquet est posé, elle lève toute ambiguïté sur la nature de cet équipement. C’est un service public normal et sa dimension d’intérêt général est primordiale. Elle l’est pour une filière, l’Équitation, qui est à la fois le 3ème sport pratique en France et en Ile-de-France, mais aussi une filière économique importante liée aux nombreux clubs, haras, etc…

Participant au rayonnement du territoire et de l’intérêt général, affecté à accueillir des activités sportives, le site du Grand Parquet relève bien de la sphère publique, comme l’est un stade, une piscine, ou un gymnase… Il n’est pas un SPIC géré comme une entreprise et qui relèverait de la sphère marchande.

Heureusement que sous les demandes insistantes de Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et de moi-même, mais aussi des quatre cavaliers médaillés d’or à Rio et de la Fédération française d’équitation, la Communauté d’agglomération n’a pas été au bout de son intention de confier la gestion du site à un opérateur privé, en dehors de toute procédure conforme au Code des marchés publics. Le raisonnement juridique qui l’avait amené à imaginer cela était totalement infondé. Nous étions nombreux à le pressentir et le dire. C’est maintenant, depuis le jugement du la CAA de Paris, totalement incontestable.

Frédéric Valletoux
Maire de Fontainebleau
Conseiller régional d’Ile-de-France

Rassemblement pour la Fraternité et la Tolérance – 22 février 2019

Discours de Frédéric VALLETOUX
Maire de Fontainebleau

Monsieur le Sous-Préfet,
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Président du Conseil départemental,
Mesdames et Messieurs les maires et élus,
Madame et Messieurs les représentants des cultes,
Chères Bellifontaines, Chers Bellifontains,
Chers amis,

Un jour de semaine, à un horaire auquel beaucoup de gens ne sont pas encore rentrés du travail ou rentrent à peine, ou voudraient commencer le week-end voire partir en vacances, avec seulement 48 heures pour communiquer sur l’organisation de cet événement… Je suis ému de vous voir si nombreux.
Je remercie les représentants des cultes qui ont tout de suite répondu présent à mon appel au rassemblement. Vous venez de les entendre, tous leurs mots sont si justes, empreints de gravité mais surtout de sagesse, d’apaisement et d’espoir.

J’ai voulu que nous nous rassemblions : élus, représentants de tous les cultes, forces vives, citoyens.
J’ai voulu que nous nous rassemblions pour se dire, répéter, réfléchir et s’imprégner au plus profond de nous-même de ses mots tellement simples que parfois on se demande si on n’en minimise pas le sens et leur importance : Liberté, Égalité, Fraternité, Tolérance, Unité, Paix…

Ces mots sont frappés sur toutes les mairies de France. Ils forment pour certains d’entre eux notre devise, celle de la République. Ces mots, et leur sens, sont appris dans nos écoles. La Fraternité, la Tolérance, la Paix, le Respect… Ces mots, et bien d’autres qui décrivent une même réalité, sont dans nos textes religieux, dans nos grands textes républicains comme la Déclaration des droits de l’Homme.
En revanche, l’intolérance, la haine de l’autre, l’antisémitisme, mais au-delà la haine par dogme de telle ou telle religion s’expriment désormais à visage découvert, et face caméra, ou alors sans filtre sur tous les réseaux sociaux, méprisant notre Histoire, piétinant nos valeurs, insultant notre Présent et, surtout, voulant anéantir notre Avenir commun.

Nous allons dans quelques minutes planter un Olivier, un arbre bien vivant et fort en symboles. La déesse Athéna, dans l’Antiquité, fit sortir de terre un Olivier représentant la force et la victoire.
Je suis convaincu que nous vaincrons tous les racismes, je suis un humaniste, je suis un optimiste, mais c’est un combat de tous les instants. Notre arbre poussera haut, et fort, et nous rappellera les valeurs fondamentales qu’on lui donne, à chaque fois que nous passerons devant. Les plus jeunes, présents ce soir, raconteront peut-être un jour, à leurs propres enfants, avoir été là le jour où il a été planté, et seront à leur tour transmetteur d’un message de Paix.

Car l’Olivier, bien sûr, est aussi symbole de Paix.
Après des siècles de guerre, nous connaissons depuis 70 ans une période de paix unique dans l’histoire de l’Europe. Nous ne savons donc que trop, que la Guerre est plus facile que la Paix, que la Haine est plus facile que la Tolérance, que l’Ignorance est plus facile que la Bienveillance. La Paix n’est pas spontanée. C’est une construction. Il a fallu surpasser les orgueils et les rancoeurs. Il a fallu se donner la main, entre religions, entre patriotes opposés, entre ennemis d’hier.

De la même manière, il ne faut rien céder à l’antisémitisme. Les faits de ces dernières semaines sont insupportables. La pensée qui les anime a déjà produit le Pire, on le sait, et je le dis avec d’autant plus de force que, là…, ici…, nous ne plantons cet arbre à n’importe quel endroit.
Nous plantons cet arbre au coeur de Fontainebleau, sur sa plus grande place, où chaque jour des centaines, voire des milliers de Bellifontains, passent, se retrouvent ou viennent faire leur marché
Nous plantons cet arbre place de la République, pour associer pour toujours la Paix et la République, l’espérance de la Paix et les valeurs de notre République.
Nous plantons cet arbre en bordure d’un square, au plus près des plus jeunes et des familles, pour que ce symbole de paix soit partie intégrante de ces belles images de jeunesse qui ensuite nous accompagnent toute une vie.
Nous plantons cet arbre dans un square qui porte le nom du Commissaire Calas, du nom du commissaire de police Auguste Calas, commissaire de Fontainebleau au moment de la Seconde guerre mondiale, résistant actif, il sera dénoncé, arrêté, déporté. Il meurt en déportation le 20 avril 1945, d’avoir aidé des enfants juifs. Parce qu’à l’époque, on disait « Mort aux Juifs ». Quand je l’entends aujourd’hui, je frémis et je condamne.
Nous plantons cet arbre, enfin, en proximité d’une Eglise qui est le plus grand édifice religieux de notre Ville et l’un de ses joyeux patrimoniaux. Cette Eglise qui rappelle aussi les racines profondes de l’Histoire de notre pays et cette originalité précieuse de notre pays, la France, d’avoir érigé en principe cardinal de notre République le principe de laïcité, cette laïcité qui accorde à chacun d’entre nous, et dans le respect de tous, la liberté de croyance et de culte. Et c’est d’ailleurs avec les représentants des différents cultes de notre ville que j’ai choisi de planter cet arbre de Paix pour qu’il sème la fraternité.

Nous le savons, nous l’entendons ce soir, Fontainebleau est une ville qui incarne les valeurs universelles de la France. Ville d’ouverture, de partage et de rencontre, où la différence est une richesse. Ville européenne et internationale s’il en est.
Nous allons planter ensemble cet Olivier. Ensuite, chacun, selon ses croyances, pourra marquer un temps, de silence républicain ou de prière. Par ce geste, nous condamnons ensemble la pesante atmosphère d’un regain décomplexé d’antisémitisme, les attaques contre les cimetières, les mots odieux, les gestes inacceptables, les attaques à la mémoire de Simone Veil, les lâches profanations, et je n’oublie pas les centaines de dégradations dans nos églises …

Nous redisons ce soir notre volonté de vivre ensemble, en harmonie, en paix. Pas à côté les uns des autres, mais ensemble, les uns avec les autres !
Ensemble vraiment.
Ensemble unis.
Ensemble dans la Paix.

Chacun doit prendre ses responsabilités

Oui, je souhaite que les gilets jaunes ne manifestent pas ce week-end.

Pas d'”acte 5″ alors que notre pays est en deuil. Inutile de faire de long discours : les forces de sécurité, partout, sont en état d’alerte.

La semaine dernière, j’appelais solennellement chacun à ses responsabilités. Les manifestations ont malgré tout eu lieu et ce fut la porte ouverte aux casseurs, à Paris comme dans de nombreuses villes…

Désormais, mon appel se fait plus ferme.

Face à l’obscurantisme, et comme nous avons déjà su le faire au cours des dernières années, la Nation doit se montrer unie, soudée, solide. Au-delà des souffrances, des frustrations et des désaccords, qu’il ne s’agit pas pour moi de dénigrer ou de minimiser, aujourd’hui tous les républicains de France ont d’abord un ennemi commun à combattre, le terrorisme.

Dans ce contexte, et alors que nous savons que cette période des fêtes de fin d’année est plus particulièrement sensible, il serait irresponsable de contraindre l’État à mobiliser nos forces de sécurité ailleurs qu’à la protection des français.

Les conditions ne sont pas réunies pour prolonger le désordre, ni même pour manifester sincèrement samedi prochain. Inciter à le faire est dangereux et destructeur. Totalement irresponsable même.

J’en appelle à la conscience de chacun et au rassemblement de tous.

Discours pour la Commémoration officielle du 11 novembre 2018

Discours pour la Commémoration officielle du 11 novembre 2018

Il y a cent ans, la victoire de la France et de nos alliés mettait fin à une guerre longue et cruelle.

Aujourd’hui, partout dans le pays, toutes les générations (nous le voyons ici), sont rassemblées pour un hommage aux Morts pour la France.

Les hommes partaient pour une guerre qu’on annonçait rapide. Les premières correspondances des soldats à leurs familles promettaient un retour pour Noël.

4 milliards de lettres et de cartes postales ont été acheminées entre les soldats et leurs proches, la Poste française mettant en œuvre cette incroyable « ligne de vie » entre les combattants et leurs familles. Parmi les « poilus épistolaires », Martin Vaillagou, père de deux enfants, dirigeant d’une entreprise de maçonnerie en Ile-de-France. Un soldat parmi tant d’autres. Il part à la guerre à l’âge de 39 ans et échange régulièrement avec ses deux garçons, Maurice et Raymond. C’est Maurice, qui dans une lettre, innocent et vindicatif, lui demande de lui rapporter « un casque de Prussien ».

Son père lui répond :
« Pour le casque de Prussien, cela n’est pas sûr. Ce n’est pas maintenant le moment d’aller les décoiffer. Il fait trop froid, ils pourraient attraper la grippe. Et puis, mon pauvre Maurice, il faut réfléchir que les Prussiens sont comme nous. Vois-tu qu’un garçon Prussien écrive à son père la même chose que toi et qu’il lui demande un képi de français, et si ce papa Prussien rapportait un képi de Français à son petit garçon et que ce képi fut celui de ton papa ? Qu’est-ce que tu en penses ? Tu conserveras ma lettre et tu la liras plus tard quand tu seras grand. Tu comprendras mieux. »

Martin ne ramènera pas de casque Prussien ; il ne reviendra pas de la guerre.

Sa tempérance est louable. Au milieu des combats, dans l’enfer de la vie au front, cet homme a gardé une remarquable humanité. C’est cette remarquable humanité, présente dans la leçon de vie qu’il laisse en héritage à son fils, qui sera le socle de la réconciliation. Le Prussien, l’ennemi, il est en fait comme nous.

Bien sûr, aujourd’hui, il y a le souvenir de la victoire, mais c’est l’armistice que nous commémorons. Certes, nous rendons hommage à nos morts, mais surtout, nous célébrons la Paix qui seule nous rend digne de nos morts et de leur sacrifice ultime.

En ce moment, chacun d’entre nous porte en son cœur une pensée pour un lointain membre de sa famille tombé au combat. J’ai pour ma part une pensée pour le Lieutenant Pierre Demotes-Mainard. Il est mort dans la bataille de la Somme en 1916 à l’âge de 31 ans, laissant derrière lui 5 enfants. Ma grand-mère, qui est enterrée à quelques mètres d’ici, ne l’a jamais connu. C’était mon arrière-grand-père.

Il est mort pour quoi ?

En fait, il est mort nous. Il était soldat et voulait que flotte encore ce drapeau. Bleu Blanc Rouge, et tout ce que cela représente. Il voulait une France libre. Il voulait une Europe en Paix.

Quel rude combat que celui de la Paix.

Georges Clemenceau le disait :
« Il est plus facile de faire la guerre que la paix. »

La Paix nous élève. La Paix exige de l’Homme le meilleur, et ce n’est pas forcément le plus facile. Le sacrifice de nos aïeuls nous oblige. A résister aux démagogies anciennes, et aux populismes sur le retour, de toujours trouver la faute chez l’autre. La Paix est un choix, et c’est en conscience que les Européens ont décidé de devenir une communauté de destin.

La Paix n’est jamais acquise.

Plutôt que la guerre, la Paix demeure un combat, mais c’est un combat parfois contre nous-mêmes.

« Vigilance » nous interpelle justement le Président de la République dans son discours à la Nation ce jour. Vigilance…

Regardez-donc tous ces noms sur notre monument aux morts… Ne comptez pas, il y en a 403. Demain, ce pourrait être vos enfants. Alors oui, vigilance.

C’est pour cela que ces moments de communion républicaine sont essentiels. C’est pour cela que le devoir de mémoire doit fidèlement être honoré. C’est pour cela, enfin, que nous devons nourrir continuellement, et concrètement, la Paix. Cette cérémonie vient clôturer 3 jours de commémorations en présence de nos amis des villes jumelles de Constance, en Allemagne, et de Richmond, en Angleterre. Je tiens encore à les remercier chaleureusement de leur présence, si symbolique. Depuis 3 jours, ils ont participé à tous nos événements : exposition, concert, marche aux lampions, veillée. Nous apprenons et nous enrichissons de nos différences. Parfois nous en rions aussi, c’est vrai. Mais surtout, nous continuons à bâtir des projets, des passerelles, essentiellement en direction de nos jeunesses.

Ils ont vu, nos amis de Constance et de Richmond, la formidable participation de la jeunesse de Fontainebleau tout au long de ces trois jours. Du fond du cœur, je veux remercier tous ces enfants, adolescents qui ont tellement apporté à la réussite de ces manifestations. Leur présence seule suffit à donner tout son sens à tout cela. Merci à leurs professeurs, aux directeurs des établissements, aux parents… de les avoir accompagnés.

Notre destin nous appartient. Nous le savons. Les enfants, eux, l’apprendront vite. Alors puisque notre destin nous appartient, restons des acteurs vigilants de la Paix et de la Fraternité.

Vive la République, vive la France, vive l’Europe.

Discours – Inauguration de la plaque du carrefour de la médaille militaire Fontainebleau – 7 septembre 2018

Monsieur le Sous-Préfet,
Madame la Députée, Chère Valérie,
Monsieur le président de la communauté d’agglomération, Cher Pascal,
Messieurs les Maires,
Messieurs les Officiers,
Monsieur le Président de la 47eme section de la Médaille Militaire, cher Christophe Blanluet,
Cher Président d’honneur de la cette 47eme section de la Médaille Militaire, Cher Michel Coutherut,
Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et Messieurs les représentants d’associations d’anciens combattants,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux que vous soyez présents si nombreux, pour inaugurer ce « carrefour de la médaille militaire ».

Je me réjouis de cet instant et veux lui donner une certaine solennité ; et ce, pour au moins deux raisons.

En premier lieu, avoir fait le choix de baptiser un carrefour du nom de la Médaille militaire, s’inscrit dans la droite ligne de l’attention que je porte à veiller à ce que les liens soient permanents entre notre Histoire passée, d’une part, et le travail fait pour inscrire Fontainebleau dans son époque, en la modernisant et en l’adaptant autant que possible au monde de demain, d’autre part.
Lorsque le 8 mai 2012, j’inaugurais avec Michel Coutherut la place des Combattants Morts pour la France, c’était avec la volonté d’honorer ceux qui, l’arme à la main, avaient donné leur vie pour notre pays.

Lorsque le 12 février 2014, j’inaugurais la Place de la Légion d’Honneur, c’était pour honorer un ordre qui avait créée par Napoléon 1er, personnalité historique s’il en est qui a profondément et durablement marqué Fontainebleau.

Cette attention portée à marquer l’évocation du passé et tenter de donner aux jeunes générations des clés de compréhension, elle est permanente. C’est par exemple, le soin apporté à notre patrimoine, je pense aux travaux colossaux entrepris à l’Eglise. C’est la création de la Revue d’Histoire de Fontainebleau il y a maintenant 7 ans, animée par Hélène Maggiori. C’est l’aide apportée à tous ceux qui, dans notre Ville, se sont donnés pour mission d’entretenir le souvenir…

C’est aussi, l’importante commémoration qui va se dérouler le week-end du 10 et 11 novembre autour du bicentenaire de la fin de la 1ere Guerre Mondiale. Trois jours de commémorations, des concerts, des expositions, projection de film, orchestrés par Odile Jacquin et Hélène Maggiori, avec comme fil rouge la Paix et de la Fraternité. A cette occasion, nous aurons le grand honneur de recevoir une délégation de nos villes jumelles, et notamment le maire de Constance au cours d’une cérémonie officielle le vendredi 9 novembre au soir à laquelle vous serez tous conviés.

Veiller à ne surtout pas rompre les fils du passé, mais au contraire les fortifier pour donner du sens à notre avenir, Pour cette première raison, la cérémonie d’aujourd’hui est importante.
La seconde raison est le sens que revêt le choix d’honorer la Médaille militaire.

Certains d’entre vous doivent penser en leur for intérieur de ce choix doit beaucoup à la ténacité, au sens de persuasion de Michel Coutherut. Nous savons tous à quel point cet homme-là est un infatigable représentant de la Médaille militaire, mais surtout un infatigable défenseur des valeurs patriotiques. Nous savons tous aussi à quel point quand cet homme-là une idée en tête, comme on dit, il ne l’a pas ailleurs…

Au-delà, même si bien sûr, cette démarche de baptiser ainsi ce carrefour lui doit beaucoup, elle s’est imposée car il est vite apparu comme une évidence d’honorer la Médaille militaire, et surtout, à travers elle, ceux qui en sont décorés.

Est-on sûrs, tous, de bien savoir ce qu’est la Médaille militaire ?
Rappelons d’abord qu’elle n’est décernée qu’à des militaires. Il y a bien sûr, comme pour toute règle française, quelques exceptions. De très rares civils ont en effet pu être décorés de la médaille militaire, et non des moindres, puisqu’on peut citer parmi ces cas très exceptionnels, Winston Churchill ou encore le président américain Roosevelt.

Après la Légion d’honneur et l’ordre de la Libération, la Médaille militaire est la troisième décoration nationale par ordre de préséance. Instituée en 1852 par Napoléon III, il était donc comme une première évidence que Fontainebleau, « ville impériale », se devait d’avoir un lieu qui lui est dédié.

Voici comment le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte s’adresse aux tous premiers récipiendaires :

« Soldats, combien de fois ai-je regretté de voir des soldats et des sous-officiers rentrer dans leurs foyers sans récompense, quoique par la durée de leurs services, par des blessures, par des actions dignes d’éloges, ils eussent mérité un témoignage de satisfaction de la patrie ! C’est pour le leur accorder que j’ai institué cette médaille. Elle assurera 100 francs de rente viagère ; c’est peu, certainement ; mais ce qui est beaucoup, c’est le ruban que vous porterez sur la poitrine et qui dira à vos camarades, à vos familles, à vos concitoyens que celui qui la porte est un brave. »

Dépourvue de grade, cette distinction met à égalité tous ceux à qui elle est attribuée. Elle n’est attribuée par le Président de la République, sur proposition du ministre de la Défense, que pour des services militaires exceptionnels.

Je sais que les combattants sont souvent humbles, mais les porteurs de cette médaille, reconnaissable à son ruban jaune entouré de liserés vert clair, peuvent être fiers. Fiers d’avoir servi la Patrie. Fiers d’avoir honoré ses couleurs.

La vie, la liberté, la fraternité… ceux qui reçoivent la Médaille militaire donnent sens à nos valeurs. Ils sont la République. Nous leur devons tant. Bien sûr, la France connaît la Paix. Mais n’oublions jamais que chaque jour, à l’instant même où je vous parle, des milliers de soldats français sont engagés dans le monde. Justement, pour garantir notre paix et défendre nos valeurs.

La Paix est fragile. Si nous avons construit la Paix avec nos ennemis d’hier, c’est grâce à l’Europe. Elle aussi est fragile. Dans de nombreux pays, les extrémismes montent et parfois accèdent même au pouvoir. Pourtant, face aux grands défis contemporains, je crois que nous devons rester unis pour les relever. Et au-delà des discours, des cérémonies et des inaugurations, le plus bel hommage que nous pouvons rendre à nos libérateurs que j’évoquais tout à l’heure, aux victimes de tous les conflits passés, aux héros secrets des combats d’aujourd’hui, c’est de donner un nouvel élan au projet humaniste qu’est l’Europe.

Je veux terminer en m’adressant aux représentants d’associations d’anciens combattants, aux porte-drapeaux si nombreux ce matin, aux officiers représentants les autorités militaires et à ceux qui portent la médaille militaire. Pour votre engagement, pour votre courage, vous méritez notre respect, vous méritez nos applaudissements. Au nom de ce que je représente, en mon nom personnel : Merci !
Vive la République, vive la France.

Rythmes scolaires : Lettre aux parents d’élèves

Fontainebleau ne reviendra pas à la semaine de quatre jours dans les écoles dès cette année, mais sans doute l’année prochaine.
Devant le peu de temps que nous avions pour nous retourner alors que toute l’organisation de la rentrée avait ete calée, et devant l’absence de précisions du Ministère de l’Education nationale il y a encore 15 jours, nous avons décidé avec Gwenael Cler, mon adjointe aux affaires scolaires et l’ensemble de la majorité, de prendre le temps de consulter l’ensemble de la communauté éducative à la rentrée pour une décision applicable en septembre 2018.
Voici le courrier que j’ai adressé il y a quelques jours à tous les parents d’élèves

Mesdames, Messieurs,

Le nouveau gouvernement, tout juste nommé, a annoncé vouloir revenir sur les rythmes scolaires actuels et repasser à la semaine de 4 jours dans les écoles maternelles et élémentaires, pour les villes qui le souhaiteraient dès septembre 2017.

Avec l’équipe municipale, nous sommes favorables au retrait de cette réforme instituée en septembre 2014 par le précédent gouvernement.

Bien que nous ayons tout fait à Fontainebleau pour mettre en œuvre autour de ces nouveaux rythmes scolaires des organisations optimales pour les enfants, il s’avère que l’expérience n’est pas totalement satisfaisante. Dans notre ville, comme dans beaucoup d’autres communes, nous constatons en général une plus grande fatigue pour les élèves.

Pour autant, nous ne pouvons pas sortir des nouveaux rythmes scolaires du jour au lendemain. En effet, nous ne connaissons pas le contexte règlementaire dans lequel le gouvernement compte agir : le décret annoncé par le Ministre de l’Education n’est toujours pas paru.

Chaque année, comme vous le savez, la rentrée scolaire se prépare bien en amont du mois de septembre et la mise au point de la rentrée 2017 est à ce jour quasiment finalisée.

Les deux mois qui nous séparent de la rentrée scolaire ne suffiraient pas à mettre en place une organisation pérenne et efficace. Epargnons à nos enfants les préjudices d’une réforme précipitée.

De plus, la Ville ne souhaite pas bousculer les organisations familiales et professionnelles, probablement déjà définies pour la prochaine rentrée.

Si l’orientation voulue par le gouvernement est confirmée, nous pourrions envisager de vous proposer, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative, un retour à la semaine de 4 jours à compter de septembre 2018.

Ce délai nous permettra d’ouvrir une concertation, notamment au sein des groupes de travail mis en place depuis 2014 dans le cadre du projet  éducatif territorial (PEDT), qui associe les parents d’élèves, les enseignants, l’inspection académique et les services municipaux.

Nous pourrons ainsi tous ensemble tirer un bilan de l’ancienne organisation pour en garder les points forts et de pouvoir aborder la rentrée scolaire 2018 en toute sérénité.

C’est donc au terme de cette concertation, qui se déroulera à l’automne 2017, que nous déciderons ensemble, ou non, de revenir à la semaine de 4 jours à partir de septembre 2018.

Comptant sur votre compréhension, je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Gwenaël CLER           Frédéric VALLETOUX

Adjointe au maire en charge           Maire de Fontainebleau

des Affaires Scolaires         Conseiller régional d’Ile-de-France

Tribune libre : Vu des territoires, le devoir de réussir.

Voici la tribune que j’ai co-signée avec 21 autres maires LR et UDI dans le journal L’Opinion. Une contribution parmi tant d’autres en ce moment sur la situation politique née de l’élection d’Emmanuel Macron et la nécessité pour l’avenir d’inventer d’autres formes politiques.

” Voilà six mois, la famille de la droite et du centre se rêvait en un groupe majoritaire écrasant à l’Assemblée nationale. Après une présidentielle ratée et à l’issue des législatives, le bilan est rude.

La défaite moins ample qu’annoncée ne doit pas faire oublier que, jamais sous la Ve République, la droite et le centre n’ont eu une représentation aussi faible à l’Assemblée. Le cataclysme électoral que nous venons de vivre, oblige chacun, au niveau national comme dans les territoires que nous représentons, à une réflexion sur ce qui s’est passé, sur ce qu’il advient et sur ce qu’il convient de faire.

Parmi les éléments du diagnostic, retenons les plus forts à nos yeux.

À droite comme à gauche, les primaires peuvent conduire à une radicalité invalidante : nonobstant l’affaire Pénélope, le projet porté par François Fillon était-il de nature à convaincre une majorité de Français ? N’ayant plus la force d’abandonner leur soutien à des chefs de file qui reviennent sur leur parole, les partis ont perdu leur crédibilité. Ils ne savent plus attirer de nouveaux adhérents, ni suffisamment intégrer les forces de la société civile. Il nous faut tenir compte du désamour dont nos formations politiques sont victimes et coupables.

Emmanuel Macron a été élu pour bien des raisons, parmi lesquelles notre propre faiblesse. L’ancienne forme militante a été bousculée par des formes plus agiles et peut-être plus éphémères ; le dynamisme a payé. Mais enfin, la double crise de notre système partisan et de notre système représentatif aurait pu connaître des conséquences plus dramatiques. Nous n’avons pas élu un Donald Trump et nous n’avons pas voté pour un Brexit.

Vu de l’extérieur, ce rassemblement est d’abord un enthousiasme, l’énergie première de la politique

Large rassemblement. Avec l’élection d’Emmanuel Macron, avec la nomination d’Edouard Philippe, le tableau de la vie politique française a quelque chose de changé ; des éléments indéfinissables obligent à modifier notre point de vue. Le clivage droite-gauche semble dépassé, au moins pour un temps. Le marcionisme appelle encore sur bien des points une clarification idéologique, mais il pose les bases d’un large rassemblement.

Vu de l’extérieur, ce rassemblement est d’abord un enthousiasme, l’énergie première de la politique. Ensuite, il paraît être le rendez-vous des réformateurs, de tous ceux qui refusent la sinistrose. Vu de nos mairies, de nos territoires, la figure d’Édouard Philippe, maire du Havre, rassure. Vu de nos familles politiques, nous devons convenir que, malgré quelques divergences, nous sommes d’accord avec une large part du projet. Tout cela rend l’opposition tactique incompréhensible, voire mesquine. On ne peut pas espérer l’échec du gouvernement.

Nous devons donner une chance à ce nouveau destin. Les formes politiques restent à préciser, mais l’état d’esprit est clair : soyons constructifs

Que le FN ou La France insoumise s’opposent sur des bases politiques ou idéologiques, soit. Mais une opposition à Emmanuel Macron qui viendrait d’anciens soutiens d’Alain Juppé aurait-elle un sens ? On comprend que certains jugent que leur devoir est de préparer l’alternance demain ; ils comprendront que le nôtre pourrait être de réussir aujourd’hui.

Nous devons donner une chance à ce nouveau destin. Les formes politiques restent à préciser, mais l’état d’esprit est clair : soyons constructifs.

Constructifs car personne ne veut que la France perde encore cinq ans. Constructifs car nos concitoyens attendent des résultats concrets pour améliorer leur vie quotidienne. Constructifs au point d’espérer la réussite du quinquennat et celle du gouvernement. Constructifs aussi à hauteur de la crise de la représentation et des difficultés économiques du pays. Constructifs car le renouvellement des méthodes politiques est indispensable au retour d’une société de confiance. Constructifs car rien ne sera réglé facilement.

Bonnes volontés. Cela ne signifie pas donner un blanc-seing, ni être d’accord sur tout. Le programme du quinquennat doit être renforcé et parfois repositionné sur des axes fondamentaux dont certaines des réformes fiscales ou le rétablissement d’une autorité bienveillante qui est d’abord une autorité. Le respect de nos règles de vie collective est l’une des conditions pour que le « vivre ensemble » soit autre chose qu’une incantation. Si le projet d’une « France start-up » porté par le principe d’efficacité nous convient, il faut rappeler que les principes d’inclusion et d’équité restent la quille du navire sociétal. Nous l’éprouvons au quotidien dans les territoires que nous représentons.

Nous voulons tirer les leçons de nos échecs et participer à la modernisation de la vie politique. Nous saluons la création d’un groupe « LR constructifs – UDI – Indépendants » à l’Assemblée nationale et nous pensons que la démarche doit aller au-delà. Le non-cumul des mandats éloigne les parlementaires des territoires ; les élus locaux devront également être écoutés. Nous souhaitons un dialogue constructif avec le gouvernement. Avec notre sensibilité, avec parfois nos réserves, nous sommes prêts à soutenir toute initiative utile. N’en doutons pas, les difficultés qu’il faudra bientôt surmonter appellent des bonnes volontés partout dans le pays. ”

Christophe Béchu est maire LR d’Angers et sénateur du Maine-et-Loire ; Arnaud de Belenet est maire LR de Bailly-Romainvilliers, président de Val d’Europe et conseiller départemental de Seine-et-Marne ; Xavier Bonnefont est maire LR d’Angoulême ; Jean-Yves de Chaisemartin est maire UDI de Paimpol et vice-président du conseil départemental des Côtes d’Armor ; Alain Chrétien est maire LR de Vesoul et président de la communauté d’agglomération de Vesoul ; François Decoster est maire UDI de Saint-Omer et vice-président de la Région Hauts-de-France ; Vincent Delahaye est maire UDI de Massy et sénateur de l’Essonne ; Jean Dionis du Séjour est maire UDI d’Agen et président de la communauté d’agglomération d’Agen ; Dominique Faure est maire UDI de Saint-Orens de Gameville ; Brigitte Fouré est maire UDI d’Amiens et vice-présidente de la Région Hauts-de-France ; Louis Giscard d’Estaing est maire UDI de Chamalières; Patrick Leclerc est maire de Landerneau; Frédéric Leturque est maire UDI d’Arras et vice-président de la Région Hauts-de-France ; Pierre Méhaignerie est maire UDI de Vitré et président de Vitré Communauté ; Nicolas Méary est maire UDI de Brétigny-sur-Orge et vice-président du conseil départemental de l’Essonne ; Jean-Paul Michel est maire UDI de Lagny-sur-Marne et président de Marne-et-Gondoire, François-Xavier Priollaud est maire UDI de Louviers et vice-président de la Région Normandie ; Franck Reynier est maire UDI de Montélimar et président de Montélimar Agglomération ; Alexandra Rosetti est maire UDI de Voisins-le-Bretonneux​; Marie-Hélène Thoraval est maire LR de Romans-sur-Isère ; Frédéric Valletoux est maire LR de Fontainebleau et conseiller régional d’Ile-de-France ; Francisque Vigouroux est maire UDI d’Igny.

Discours du 14 Juillet 2017

La République, avec ses valeurs, ses symboles, ses institutions est un bien commun pour tous les Français et notre communauté nationale retrouve dans ces festivités du 14 juillet, l’un des ciments du Pacte républicain.

Il y a près de 140 ans, en 1880, il a été décidé que le 14 juillet deviendrait le jour de la Fête nationale. Ce jour-là, nous célébrons avant tout l’unité autour des valeurs et des emblèmes de la République, mais aussi le lien sacré entre l’armée et la nation. La nation, c’est cette conviction que nous avons à la fois un héritage partagé, mais également une communauté de destin.

Or, cette année, ces célébrations prennent un accent particulier. Rarement dans notre histoire récente, ressentons-nous de manière aussi vive qu’aujourd’hui, le besoin de défendre deux piliers de notre pays : la République et la Nation. Toutes deux confrontés à des défis et des menaces inédites.

Il y a un an, le 13 juillet 2016, j’évoquais le contexte du terrorisme. En pensant aux attentats de Paris et du Bataclan, j’évoquais ces attentats barbares qui venaient nous rappeller avec horreur que ce que nous considérions hier comme acquis, est en réalité fragile et précieux.

Et dès le lendemain, la ville de Nice était touchée et c’est la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais qui était prise pour cible. Un choc pour le monde, un mode opératoire d’une violence inédite, des corps d’enfants et d’adultes blessés et tués dans un chaos effroyable, une marque au fer rouge dans nos mémoires qui aujourd’hui doit nous conduire à nous associer, ici et maintenant, à la cérémonie d’hommage qui sera organisée demain à Nice.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons répondre sans concession à ceux qui veulent nous diviser. Jamais nous ne devrons céder devant l’obscurantisme, jamais en France nous ne baisserons les yeux devant le fondamentalisme.

C’est ensemble, unis et solidaires que nous trouverons la force de rester digne : le droit contre la violence, la justice contre l’arbitraire, la solidarité face la haine, l’unité face au communautarisme.

Le défi qui nous est aujourd’hui lancé par l’histoire est de nous libérer du poids des souffrances passées, tout en entretenant la mémoire de ceux qui nous ont offert cette liberté. Souvent au prix de leur vie.

C’est lorsque nous sommes attaqués qu’il faut trouver au plus profond de notre histoire les ressources pour résister. Nos ainés l’ont fait, soyons tous ensemble leurs dignes héritiers.

La France d’aujourd’hui s’est construite tout au long d’une histoire heurtée, faite tout à la fois d’épisodes violents que de périodes prospères, d’heures glorieuses et de pages plus sombres. Mais voila, l’Histoire ne se découpe pas, elle est un tout. Un moteur pour certains, un souvenir pour d’autres.

Dans ce continuum, notre Ville vient particulièrement rappeler la richesse de ce passé. En choisissant de faire de Fontainebleau l’une de leur résidence, et ce pendant huit siècles, la monarchie et l’Empire ont fait de notre Ville, la ville avec Paris où s’est exercée le plus longtemps le pouvoir national. Quel beau symbole que nous soyons toujours avec Paris, l’une des Villes qui est fière de maintenir la tradition du défilé militaire à l’occasion de la Fête nationale.

Si je le rappelle ainsi aujourd’hui, ce n’est pas par esprit de forfanterie, mais bien pour dire à quel point je crois qu’ici, peut-être plus qu’ailleurs, nous devons être attachés à ce lien particulier qui, pour toujours, nous unit avec l’histoire.

La Royauté et l’Empire d’un côté, la République de l’autre. Il n’y a là, ni opposition, ni contradiction, mais seulement la conviction que ces époques sont aussi complémentaires sur plusieurs points. L’épopée napoléonienne s’est inscrite dans la continuité de l’aventure révolutionnaire, initiant un processus qui mettra près d’un siècle à accoucher d’une République stable.

N’oublions pas d’ailleurs ce que la République doit à l’Empire. Il suffit de se pencher sur l’origine des institutions que vous allez voir défiler dans quelques minutes pour vous en rendre compte.

C’est par exemple Napoléon 1er qui a crée la première organisation de pompiers professionnels. Les Sapeurs-pompiers de Fontainebleau-Avon en sont les héritiers.

Quant aux cavaliers du Centre sportif d’équitation militaire, ils bénéficient au quotidien de l’extraordinaire Manège de Sénarmont qui a aussi été créé par Napoléon 1er.

Et lorsque dans la foulée de cette cérémonie militaire, je distinguerai les 105 bacheliers qui il y a quelques jours ont obtenu la Mention Tres Bien dans les établissements de Fontainebleau, ils pourront toujours se souvenir que le bac dans sa version  moderne a été inventé par Napoléon 1er en 1808.

Nous devons être fiers de nos origines, elles sont le ciment de notre histoire commune. Ce passé qui nous lie est l’essence même du devoir que nous avons de construire un avenir ensemble. Et cet avenir, c’est l’Europe.

L’Europe est une force dans laquelle chacun doit trouver l’énergie de combattre les divisions.

L’Europe ce n’est pas seulement un territoire géographique, une idée abstraite, c’est un projet. Le projet de mieux vivre ensemble, de rassembler nos forces pour vivre dans un continent de paix et porteur de valeurs communes.

Ce projet était, entre autres, celui d’une femme bientôt au Panthéon, Simone Veil, avec sa vision novatrice de notre société et son idéal progressiste. Simone Veil s’était battue pour l’Europe, parce qu’elle croyait en cette chance qui nous était donnée. Pensons à ce qu’à travers une vie de combats et d’engagements elle nous lègue.

Mais l’Europe, c’est aussi l’ouverture. L’ouverture au monde, l’ouverture aux autres, une main tendue, une histoire à l’origine douloureuse mais aujourd’hui une fierté pour tous.

A l’occasion de notre Fête Nationale, je veux  particulièrement remercier la délégation allemande présente ici ce soir pour défiler. L’Allemagne qui depuis 60 ans a installé à Fontainebleau une délégation de la Bundeswehr, toujours fidele à nos cérémonies militaires et patriotiques.

Enfin, je voudrais profiter de votre présence Monsieur le Sous-Préfet, de vous Mesdames, Messieurs les Maires pour dire toute ma gratitude, ma reconnaissance, envers ceux qui offrent leurs vies pour sauver les nôtres. Merci de votre don à la Nation. J’ai à cette occasion, une pensée émue, pour tous les militaires de l’opération sentinelle qui veillent à notre sécurité, mais aussi pour les gendarmes, policiers et pompiers qui tous les jours oeuvrent pour notre sécurité.

Remercions également ensemble, Olga Perrier, originaire de Russie et qui a eu l’honneur d’être naturalisé il y a quelques jours, pour le brillant hommage qu’elle à rendu à sa nation, en chantant la Marseillaise.

Que cette artiste lyrique soit pour nous aujourd’hui l’emblème de cette France qui, fiere de ses valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, est une Nation qui continue à briller dans le Monde parce qu’elle sait faire vivre sa diversité, sait faire rayonner sa culture et a foi dans son avenir.

Vive la République, Vive la France et Vive l’Europe.

Élection présidentielle : Et maintenant ?

Pour la première fois depuis des décennies, le candidat de la droite et du centre ne sera pas présent au second tour d’une élection présidentielle. Cette défaite est un séisme pour notre camp politique.

Défenseur d’une droite à la fois humaniste, libérale et européenne, je voterai le 7 mai prochain sans état d’âme pour Emmanuel Macron, candidat le plus proche de mes valeurs republicaines, comme je l’ai annoncé dès dimanche soir. Ce vote ne sera pas un vote d’adhésion à son projet mais un vote de refus de voir l’extrême-droite prendre les rênes de notre pays.

Je vous invite d’ailleurs à lire ce texte rédigé avec des élus de la droite et du centre :

“Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle est, pour notre famille politique, un événement d’une importance considérable.

C’est même d’un tremblement de terre qu’il s’agit : pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, il n’y aura pas au second tour d’une élection présidentielle de candidat qui en sera issu.

Face à cette situation deux urgences s’imposent.

La première, et la plus immédiate, est de ne pas permettre l’élection de Marine Le Pen, de ne pas laisser triompher les idées contre lesquelles nous nous sommes toujours battus. Sa victoire, dont on aurait tort de penser qu’elle est totalement inimaginable, déclencherait une catastrophe économique et sociale dont les Français, et notamment les plus modestes, paieraient le prix très lourd et dont notre pays ne se relèverait pas. Nous ne voulons pas que la France perde tout crédit en Europe et dans le monde. Nous appelons donc, sans hésitation, à voter Emmanuel Macron et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour l’aider à battre le Front national.

La deuxième, est que nous devons désormais repenser la façon dont nous portons les valeurs de liberté, de responsabilité, d’autorité de l’Etat et d’attachement à l’Europe. Le rétrécissement de la droite sur une ligne politique exclusivement identitaire et conservatrice nous apparait sans issue. Ce premier tour montre à l’évidence que le débat public ne peut plus reposer sur des clivages dans lesquels les Français ne se reconnaissent plus, ni sur des pratiques politiques clairement rejetées.

Nous savons que l’efficacité de l’action publique repose sur la capacité à rassembler et à dépasser les postures. Ce premier tour nous oblige à envisager l’avenir de notre pays avec un regard neuf. Nous espérons que notre famille politique saura comprendre cette nécessité.”

Signataires :

Benoist Apparu, Maire de Châlons-en-Champagne,
Stéphane Beaudet, Maire de Courcouronnes, Christophe Béchu, Maire d’Angers,
Xavier Bonnefont, Maire d’Angoulême,
Delphine Bürkli, Maire du 9e arrondissement de Paris,
Pascal Coste, Président du Département de Corrèze,
Arnaud Danjean, Député Européen,
Gérald Darmanin, Maire de Tourcoing,
François Decoster, Maire de Saint Omer, Guillaume Delbar, Maire de Roubaix,
Franck Dhersin, Maire de Teteghem,
Eric Durand, Maire de Mouvaux,
François Durovray, Président du Département de l’Essonne,
Fabienne Keller, Sénatrice du Bas-Rhin,
Frédéric Leturque, Maire d’Arras,
Gaël Perdriau, Maire de Saint-Etienne,
Edouard Philippe, Maire du Havre,
Sébastien Lecornu, Président du Département de l’Eure,
Constance de Pélichy, Maire de la Ferté Saint-Aubin,
Agnès Poussier-Winsback, Maire de Fécamp,
Véronique Pouzadoux, Maire de Gannat,
Karl Olive, Maire de Poissy,
Philippe Rapeneau, Président de la Communauté urbaine d’Arras,
Boris Ravignon, Maire de Charleville-Mézières,
Franck Riester, Maire de Coulommiers,
Arnaud Robinet, Maire de Reims,
Matthieu Schlesinger, Maire d’Olivet,
Thierry Solère, Député des Hauts-de-Seine,
Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau