Budget 2016 : le Pays de Fontainebleau poursuit son effort d’investissement

Le conseil communautaire a débattu mardi 19 janvier le budget de la Communauté de Communes du Pays de Fontainebleau. Il a été adopté avec une très large majorité : 33 voix pour, 5 contre et aucune abstention.

Ce budget 2016 est un budget de transition. Il succède à une année d’investissements particulièrement forte et de rigueur accrue sur la gestion du fonctionnement, et précède d’importants changements pour notre Communauté de Communes qui fusionnera au 1er janvier 2017 avec 4 autres intercommunalités.

Compte tenu des enjeux et de l’importance prise par la Communauté de communes ces dernières années, il me semble utile de clarifier les grandes lignes… et de rétablir quelques vérités !

Le montant total du budget 2016 s’élève à 28M€, répartis en 20M€ de dépenses de fonctionnement et près de 8M€ de dépenses d’investissement.

Concernant les dépenses de fonctionnement (qui englobent le fonctionnement des structures sportives, les déchets ménagers, les transports urbains, l’eau et l’assainissement, ainsi que le fonctionnement administratif de la CCPF), je veux revenir sur la question des charges du personnel, qui vont augmenter de 1 M€ en 2015 à 1,2 M€ en 2016.

La Communauté de Communes avait opéré en 2015 dans le cadre d’un budget en fonctionnement de rigueur. Les équipes ont été rationalisées autant que possible, mais ce système a des limites : ce sont des équipes qui souffrent quand elles sont en sous-effectifs, ce sont des usagers qui sont mécontents lorsque le service public n’est pas de qualité. Il fallait donc renforcer les équipes afin d’assurer une continuité et une qualité du service public. Ainsi, nous faisons le choix de créer au total un poste sur les services administratifs, et un autre d’agent d’entretien pour renforcer l’équipe affectée au stade Philippe-Mahut dans la perspective de l’ouverture du nouveau bâtiment vestiaires-tribune. Rappelons que ce bâtiment nouveau, c’est 900 m² à destination des scolaires et de l’activité des clubs, fonctionnant sept jours sur sept. Un choix que j’assume pleinement.

Pour financer cela, pas de hausse d’impôts en 2016, mais des efforts de gestion. En 2015, ces efforts de gestion ont déjà porté leurs fruits puisqu’en 2016 nous constatons une hausse de l’autofinancement.

Concernant les dépenses d’investissement, le budget prévoit comme principales opérations la finalisation des travaux du stade Philippe-Mahut, la réfection et la couverture des terrains de tennis de Bourron-Marlotte (800 K€), l’extension de la base nautique de la Magdeleine (1,7 M€) et la relocalisation de l’accueil touristique (350 K€).

Au 1er janvier 2015, la CCPF présentait un niveau de dette de 22,6 M€, représentant en théorie 655 € par habitant. Mais en pratique, si l’on isole de cette dette un montant de 40% correspondant en réalité à de l’investissement pour l’eau et l’assainissement (investissements qui ont leur propre mode de financement, par le prix de l’eau notamment), le montant de 60% restant correspond à une dette de 393 €/habitant.

Par ailleurs, si l’on met cette dette de 22,6 M€ en regard du volume d’investissement qui est de plus de 90 M€ entre 2004 et 2014, on se rend compte que la CCPF a eu un recours soutenu à l’autofinancement sur cette période, ce qui est naturellement signe de sa solidité financière.

Cette dette correspond donc à un niveau significatif d’investissements portés par la CCPF, ce qui est signe d’une intercommunalité dynamique, qui avance et qui se projette dans l’avenir.

Frédéric Valletoux