AFP : “Emprunts toxiques : les hôpitaux « satisfaits » de la hausse du fonds de soutien”

Mardi 24 février 2015 13 : 43

Paris, 24 fév 2015 (AFP) –

Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) Frédéric Valletoux s’est dit mardi « satisfait » de l’augmentation annoncée du fonds de soutien aux hôpitaux ayant contracté des emprunts toxiques : « c’est une victoire pour nous après des mois de mobilisation ».

« Nous sommes satisfaits puisque les arguments déployés depuis des mois ont porté. La voix des hôpitaux a enfin été entendue. Auparavant, il y avait deux poids et deux mesures entre les collectivités locales et les hôpitaux » exposés aux emprunts toxiques, a déclaré à l’AFP Frédéric Valletoux. « Les hôpitaux étaient les grands oubliés, on a remonté le courant », a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert a annoncé mardi que le fonds de soutien pour les hôpitaux, aujourd’hui de 100 millions sur trois ans, serait majoré de 300 millions sur dix ans. Ces 300 millions supplémentaires seront apportés par le système bancaire français par une majoration de la taxe sur le risque systémique.

« C’est une aide sérieuse pour financer les frais que génère la volatilité des taux d’intérêt. Et ce sera financé par les banques et non plus prélevé sur l’assurance maladie comme le premier fonds de 100 millions d’euros », s’est félicité M. Valletoux, précisant qu’une centaine d’hôpitaux étaient concernés.

Avec la flambée de la monnaie helvète, provoquée par l’abandon mi-janvier du taux plancher de conversion de la Banque nationale suisse, « la dette des hôpitaux s’est alourdie de 500 millions d’euros », a-t-il rappelé.

Le volume total de la dette des 1.100 hôpitaux français s’élève à près de 300 milliards d’euros, dont 1,5 milliard d’euros d’emprunts toxiques, a-t-il détaillé.

Dans un courrier daté du 11 février, des représentants de la communauté hospitalière, dont la FHF, avaient interpellé le président François Hollande « pour que les intérêts des hôpitaux et des Français ne soient pas sacrifiés au profit des intérêts des banques ».

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Emprunts toxiques à l’Hôpital : interview en vidéo sur BFM Business

Satisfaction de voir aboutir de manière positive un an de mobilisation et un gros travail de conviction avec les équipes de la FHF pour que l’Etat et les banques prennent en compte l’impact des emprunts toxiques dans les hôpitaux. Les annonces du gouvernement sur ce sujet cette semaine vont dans le bon sens et la centaine d’hôpitaux concernés vont être financièrement aidés.

Ci-dessous mon intervention à ce sujet sur BFM Business TV

Jean-Alec Ducros nous a quittés

J’ai l’immense tristesse de vous annoncer le décès de Jean-Alec Ducros, adjoint au maire en charge des Finances et des Affaires internationales.
Jean AlecAprès avoir lutté de toutes ses forces contre la maladie, il nous a quittés le 11 février.

Elu municipal depuis 2005, 1er adjoint au Maire de 2008 à 2014, Jean-Alec Ducros a pendant près de 10 ans mis son expérience et son talent d’ancien chef d’entreprises au service de Fontainebleau.

Celles et ceux qui l’ont côtoyé dans ses fonctions savent ce que notre ville lui doit. Sa rigueur, son immense capacité de travail, son pragmatisme, faisaient de lui un élu unanimement respecté, spécialement sur les questions financières. Souvent dans l’ombre, il a pourtant mené les dossiers municipaux parmi les plus complexes et les plus sensibles. Nous lui devons par exemple la renégociation de la dette de la géothermie, la négociation de la délégation de service public de stationnement, la mise en œuvre de la feuille de route budgétaire de la Ville, exercice difficile s’il en est.

Fontainebleau perd un homme d’une grande bonté, une oreille amicale pour toutes celles et ceux qui se tournaient vers lui, un regard bienveillant sur chacun.

Jean-Alec était aussi un personnage atypique, flegmatique en toutes circonstances, mais d’une détermination et d’un courage que rien ne pouvait ébranler. Ces qualités dont il a fait preuves maintes fois durant sa vie ne pouvait que forcer l’admiration.

Après Philippe Mahut et Patrick Chadenet, c’est de nouveau un ami et un personnage important pour Fontainebleau qui nous quitte.

Nos pensées vont à son épouse, à ses enfants et petits-enfants, à toutes celles et ceux qui l’aimaient tant et qui sont aujourd’hui dans la peine.

Les obsèques auront lieu le jeudi 19 février à 10h30 en l’Eglise Saint-Louis de Fontainebleau

 

Un rapport de Chambre Régionale des Comptes plutôt flatteur sur Fontainebleau

Régulièrement, la Chambre régionale des Comptes inspecte de fond en comble les budgets des collectivités publiques, et en extrait un rapport qui examine leur gestion. Le dernier rapport concernant la Ville de Fontainebleau, pour sa gestion sur la période 2007- 2014, a été rendu public lundi soir en Conseil municipal (document intégral à télécharger en cliquant ici).

Qu’en ressort-il?

Le premier point, c’est la satisfaction de constater qu’après avoir enquêté sur tous les pans de l’action municipale (contrats, marchés publics, délégations de service public, opérations comptables et budgétaires, ressources humaines, programmes de travaux, gestion dans ses moindres détails), la Chambre des Comptes n’a émis que quelques remarques d’ordre général sur la situation financière. Habituellement, les rapports de ce type sont une succession d’observations sur les points qui posent problème ou les irrégularités ; en l’espèce, les magistrats n’ont relevé aucune irrégularité ni aucun problème majeur. C’est un premier signe de sérieux budgétaire.

Sur la forme, la Chambre a relevé la nette amélioration de la situation à la suite des observations du précédent rapport sur la gestion de la Ville avant 2004 : « la Commune a répondu à la plupart des observations formulées lors du précédent examen » et « il a été remédié à la plupart des anomalies relevées » à l’époque. Et il faut savoir que ces « anomalies » étaient particulièrement nombreuses (malversations sur le fonctionnement du marché forain, irrégularités dans l’attribution du marché de stationnement, par exemple).

Ce précédent rapport, particulièrement critique, et que vous pouvez consulter en intégralité en cliquant ici, faisait apparaître une « représentation inexacte du patrimoine, de la situation financière et du résultat », des « comptes faussés » et une « présentation des comptes par la Commune qui a conduit à faire apparaître une situation financière  plus satisfaisante qu’elle ne l’est en réalité ».

En somme, avec mon équipe, nous avons remis de la rigueur et de la transparence dans la gestion de la Ville.Sur le fond, le document présenté lundi salue les efforts faits par la Ville dans une situation que l’on sait tendue, notamment du fait de la dette de la géothermie qui représente encore 20% de la dette municipale.Le rapport note en effet que :. « en ce qui concerne les charges de fonctionnement, l’évolution des charges dites incompressibles […] a été maîtrisée »

. pour maîtriser ses dépenses d’équipement « la Commune a élaboré un plan pluriannuel d’investissement dans lequel elle a inscrit le financement prévisionnel des principales opérations d’équipement envisagées au cours des exercices 2013 à 2016 »

. « le niveau de l’endettement communal a été stabilisé »

Dans ce cadre, les recommandations des magistrats financiers sont de poursuivre les efforts engagés, en continuant à se tenir à la programmation pluriannuelle des dépenses d’équipement et la stricte maîtrise des dépenses de fonctionnement. Je me félicite particulièrement de ces recommandations, puisque c’est exactement le sens que nous avons donné à notre gestion ces dernières années, notamment avec le plan drastique d’économie prévu pour 2015, suite au tour de vis décidé par le gouvernement vis-à-vis du soutien de l’Etat aux collectivités locales.

Les contribuables sont en droit d’avoir une information précise et objective sur la gestion de leur ville, spécialement dans la période difficile que nous connaissons.

C’est pourquoi j’ai voulu vous transmettre ces documents dans leur intégralité. Vous pourrez ainsi prendre connaissance de l’appréciation des comptes municipaux par une autorité indépendante qui, tout en soulignant des marges de manœuvre limitées, dues en grande partie aux héritages du passés et aux baisses des dotations de l’Etat, valide notre gestion.